Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine.
- Dejerine, J. (Joseph Jules), 1849-1917.
- Date:
- 1901
Licence: Public Domain Mark
Credit: Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine. Source: Wellcome Collection.
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![articulé». L'apliasiquc ]i(Mit conserver l'air et les mots d'une chanson familière, alors qu'il lui est impossible de répéter, sans les chanter, les mots de sa chanson. Les aphasiques moteurs corticaux chantent souveni mieux qu'il ne parlent. .Mais il y a union intime entre l'air (>t les mots, et le malade est incapahie de chanter l'air en émettant d'autres mots que ceux de la chanson. D'autres fois non seulement le malade est incapable de chanter une chanson, mais même d'en fiedonner l'air {aniusie). L'exaiuen de la lecture à haute voix se fera da|»i'ès les mêmes prin- cipes que pour la parole spontanée ou répétée. Mais iei, il faudra en outre s'attacher à reconnaître si le malade comprend la valeur des mots qu'il lit. Le malade comprend-il ce qu'on lui dil? A-l-il ou non de la surdité verbale^. Le malade devra exécnlei- au eonmiandement ime série d'actes simples, donner la main, tirer la langue, prendre un objet désigné, etc. Il est indispensalde, sous peine de commettre paifois de grosses erreurs, de répéter et de varier les expériences. Souvent un uialade est frappé par mi mot d'une phrase, et devine du même coup tout le sens de la phrase, dont il n'a à })ioprement parler conqjiis cpi'un seul mot. On devra donc modilier la question, en euqiloyant le même mot principal, de façon à exiger une réponse diiVérente. Ainsi, a|i)ès avoir demandé au malade : « Etes-vons marié?» on luidemand<'ra : « (lù.àqnel âge, avec (pii vous êtes- vous marié? » On recherchera également sil existe de la surdité musicale. A côté de ces ti'oubles manifestes de la comj)réhension de la parole, il peut exister des troubles latents que mes élèves Thomas et Roux ont eu le mérite de bien mettre en lumière. Au milieu de ])lusieurs syllabes prononcées devant lui, le malade doit reconnaitr(> celles (pii appartiennent à un objet qu'on lui montre, que cette syllabe soit la première ou la dernière du nom de 1 objet, ou la syllabe inteiinédiaire. L'étude de la lecture mentale exigera la même série dex(>rcices. Le malade ne reconnaît-il plus les lettres [cécité littérale), les svllabes (asyllabie), ne conqirend-il plus les mots [cécité verbale), les phrases, la notation musicale [cécité musicale)^ L'exécution d'un oi'dre donné par écrit indiquera que le malade a conq)ris la valeur des mois j)lacés devant lui. Cette ccmqiréhension s'étend-elle seulement aux mots familiers usuels, spéciaux? Les résultats sont-ils les mêmes avec l'inqjrimé et avec le manuscrit? Ici, comme pour l'audition, il faudra se rendre coun)te si le malade ne conqirend guère qu'un mol de la pbiase pi-ésentée, et si ee n'est pas gTcàce à ce motif qu'il devine le sens de cette phrase. Le même artiiice que celui indi(pié |>récédennnent pour la compréhension de la parole parlée, permettra de résoudre la cpiestion. Assez souvent, il arrive qu'un aphasi(|ue seudtle avoir conservé intacles toutes ses images visueMes. 11 lit courannnent, couqjrend tout, exécute tous les ordres d(tnnés. Cependant même dans ces cas, il existe le plus souvent des troubles latents de la lecture qu'avec mes élèves, Mirallié. Thomas et Roux, je me suis elloicé de mettre en luniière. En chanoeant le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21197982_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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