Projet d'un glossaire françois.
- Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye
- Date:
- M.DCC.LVI
Licence: Public Domain Mark
Credit: Projet d'un glossaire françois. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![( I*) _ . ter un article du Gloflaire où il ne feroit point ] ne pourroit deviner en quel endroit nous aurions porté ce mot. Il faut donc que le Gloffaire le lui préfente de toutes les façons dont il petit avoir été écrit; ainfi nous avons pris le parti d’admet¬ tre toutes les orthographes, fauf à renvoyer quelquefois de la moins commune à la plus ordinaire. Dans celle-ci nous fui-' vons la méthode ordinaire de tous nos articles : nous donnons quelques citations entières du texte de nos Auteurs, ôt nous indiquons enfuite les autres par des renvois aux pages : mais lorfque d’une orthographe moins commune , nous renvoyons à une autre qui l’eft davantage , nous nous contentons ordi¬ nairement de faire connoître , par de Amples renvois , les Auteurs qui ont employé cette orthographe dont les exemples fe rencontrent plus rarement. I , $ A iJ v\ . j/\ • . J * • < . i \ i w v : *i & ‘ * • ' ’ *• - • À, La commodité des Le&eurs qui auront befoin de feuille-' ter ou de confulter notre Gloffaire , n’eft pas l’unique raifon qui nous ait déterminés à rapporter toutes les différentes or¬ thographes d’un même mot : outre quelles ferviront quelque¬ fois , par leur analogie réciproque , à confirmer nos explica¬ tions , nous efpérons que les Savants pourront en recueillir d’autres avantages. Les différents degrés par lefquels le même mot a paffé , en recevant plufieurs changements fucceffifs dans fa prononciation, dans fon orthographe , ôte. font autant de chaînons qui nous conduifent de proche en proche à l’origi¬ ne du mot dont nous nous fervons aujourd’hui. Pour faire fentir combien il eft néceffaire, pour démêler précifément la vraie fignifîcation d’un mot, de connoître les di- verfes maniérés dont il fe trouve orthographié, je citerai le mot adefer ôt adaifer qui fe lit affez fréquemment dans nos plus an¬ ciens Ecrivains : fon acception la plus générale eft celle d’ap¬ procher y toucher, mettre la main à quelque chofe : on trouve même adefer la main pris dans ce dernier fens. Si nous n’avions que ces deux orthographes adefer ôt adaifer, nous n’aurions en¬ core qu’une connoiffance très-imparfaite ôt prefque fauflfe de ce mot. Une autre orthographe, en levant, pour ainfi dire, le yoile qui couvroit fon origine } nous en donne une explication](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3197255x_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)