De l'influence de la faradisation localisé sur l’anesthésie de causes diverses (lésions encéphaliques, saturnisme, hystérie, zona) / par A. Vulpian.
- Vulpian A. (Alfred), 1826-1887.
- Date:
- 1880
Licence: Public Domain Mark
Credit: De l'influence de la faradisation localisé sur l’anesthésie de causes diverses (lésions encéphaliques, saturnisme, hystérie, zona) / par A. Vulpian. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
57/66 (page 59)
![Iiypodermiqiies, chacune d'un centigramme do moi'])iruu\ chaque jour, au niveau des plaques. Plusieurs vésicules sont llotries et alVaissées, d'aulies sont déjà transformées en ci'oCiles. 10. En explorant de nouveau la sensibilité de la peau, ii l'aide de piqiires au moyen d'une épingle, on voit que la sensibilité a coniplèLeiuenl dispaiu sur les plaques d'éruption, ainsi que dans la peau qui les sépare. L'anesthésie ne s'arrête pas brusquement en avant et en arrière, t>ur les bords des plaques. Il y a, au-delà de ces bords, sur le côté gauche du thorax, en avant et en arrière,une zone de 2 centimètres environ, dans la- quelle la sensibilité n'est pas absolument intacte ; elle y est d'ailleurs d'au- tant plus nette que l'on s'éloigne davantage de la zone. Dans la région frappée d'auesthésie, le malade ne sent point le frotte- ment, la piqûre, le pincement, même très forts; la chaleur et le froid n'y sont pas sentis non plus. La douleur du côté droit a changé de caractère, au dire du malade : elle est plus vive; elle part de l'appendice xiphoïde et traverse pour ainsi dire le thorax, d'avant en arrière, en allant aboutir à la colonne vertébrale. Les exacerbations, par accès, ont le même carai lère; le malade éprouve d'ailleurs encore, en même temps, la sensation de consLriction qu'il a déjà signalée. Toutes les vésicules du zona sont transformées eu croûtes : les unes jauniUres, les autres noirâtres. 11. Même douleur qu'hier, même anesihésie; la douleur cependant est moins vive. L'insomnie a été moins complète. On cesse l'hydrate de chlo- ral. 12. Il se plaint de frissons dans les reins pendant la nuit. Le faciès est douloureux. La douleur est f lible dans la peau qui sépare les deux plaques; elle est limitée à ces dernières ; mais elle y est très vive, parfois insupportable, h arracher des cris, si le malade ne parvenait à ré- sister par un violent effort de volonté. Il dit que la sensation de compression remonte, en avant, jusqu'à, quel- ques travers de doigt au-dessous du creux de l'aisselle. On continue les injections hypodermiques de chlorhydrate de morphine. On applique six pointes de feu sur la moitié supéiieure de la région ver- t bro-dorsale, du côté droit des apophyses épineuses. 14. Le malade dit que la douleur, aujourd'hui, n'a plus que le caraclère d'une espèce de serrement, ou de forte conslriclion ; cette sensatit)n exisle au niveau des deux plaques et de la peau qui les sépare. 11 dit que son côté droit est comme pris dans un étau. 15. La douleur est comme hier, 16. Rien à noter. Pas trace de pleurésie. 17. La sensation de constrictiou devient plus forte, surtout vers la hase de la pluquepostérieure: eu outre, une pression pratiquée sur la portion de cette plaque qui empiète à gauche éveille une très vive douleur. On applique sur la région rachidioiuie, au nive lu du zona, douze pointes de feu, huit ou neuf sur le côté gauche des apophyses épineuses, sur la peau saine, et trois à quatre seulement sur la plaque même. 18. On continue les injections sous-culanées de chlorhydrale de mor- phine, qui n'amènent pas d'amélioration dans la douleur.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21708721_0059.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)