Les commensaux et les parasites dans le règne animal / par P.J. van Beneden.
- Pierre-Joseph Van Beneden
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Les commensaux et les parasites dans le règne animal / par P.J. van Beneden. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Les incTiislciiions cle la peau étaient assimilées aux coquilles, que ces animaux portent généralement dans l’épaisseur (1<‘ leur manteau. Ces êtres am])igus sont loin d’étre microscopiques; il y a des Balanes (j[ui atteignent la grosseur d’une noix et on en cite mém(‘ qui n’ont pas moins de neuf pouces de hauteur, comme le Ba- laniis ijsittacus. Nous avons vu il y a quelques années sur un morceau de ])ois flottant, recueilli dans la mer du Nord pardc'S pêcheurs, des Anatifes au bout de tiges de six cà sept j>ieds de longueur. Les anatifes eux-mêmes avaient la grandeur ordinaire. Ces Cirrhipèdes sont de toutes les époques, on les trouve déjà dans les terrains siluriens, mais contrairement aux Trilobite^ leurs contemporains, ils traversent tous les âges et loin, de dé- croître, ils régnent aujourd’hui en maîtres dans les deux hémi- sphères. C’est un naturaliste anglais, Thompson, qui lejiremier a fait connaître la vraie nature de ces singuliers organismes ; on était si loin de comprendre leurs alFinités avec les autres classes, (pie Iflainville, même après les lielles recherches du natura- liste de Belfast, doutait encore de leur exactitude et prétendait (]ue ces animaux tiennent à la fois des mollusques et des arti- culés. Nous voyons par là les immenses progrès (jue les études eni- ])ryogéniques ont fait faire dans l’appréciation des aiflnités na- turelles. 11 n’est personne aujourd’hui, qui, ayant vu éclore nii cirrhipède, puisse conserver encore un dout(‘ sur la |)lace qu’il doit occu|)er. Ces crustacés pris dans leur ensemhle mènent une existence dans hKjuelie nous trouvons plus d’un contraste : tous vivent en vagalionds au sortir de l’œuf et ils éclosent en si grande ahondance sur les côtes que l’eau en devient litté- ralement troii])le. A un corps souple et élégant ils joignent, à cette ju'emière époctue de la vie, des nageoires admiraJilement découpées et la grâce de leur pose ne le cède en rien à celle du plus hrillant insecte. Après avoir couru ravcuture, le dégoût d(‘ la vie nomade les prend, ils choisissent nn gîte, s’y étal dissent à l’aide d’une amarre, qu’ils ahandoiment eiisuite,et s’a])ritent](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28091784_0066.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)