Gui Patin : sa vie, son oeuvre, sa thérapeutique (1601-1672) / par Félix Larrieu.
- Félix Larrieu
- Date:
- 1889
Licence: Public Domain Mark
Credit: Gui Patin : sa vie, son oeuvre, sa thérapeutique (1601-1672) / par Félix Larrieu. Source: Wellcome Collection.
85/166 page 63
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![2107 ec nue vacante par la mort de son pasteur, Henri Pignié. C'est l’une des trois cures que l'Université avait le droit de pourvoir. Le 26 août le doyen réunissait la Compa- gnie. Plusieurs concurrents se mirent en ligne. Le Masle des Roches, bienfaiteur de la Faculté, à laquelle il avait timents scolaires, crut pouvoir présenter un candidat. Mais l'esprit de corps existait à tel point dans la Com- pagnie que, malgré la libéralité dont Le Masle des Roches avait usé à l'égard de la Faculté, son candidat fut éliminé de prime abord. Les docteurs de la Faculté entendaient « Nostre Faculté est icy en division pour un plaisant rencontre : c'est que l’Université de Paris a droit de nommer à quelques benefices et entr’autres à trois cures de Paris. Le Droit Canon y a depuis peu nommé, de sorte que nostre rang est venu. Trois des nostres sont en brigue pour avoir la cure de Saint-Germain-le- Vieux qui est dans le Marché-Neuf, M. Merlet qui est un de nos anciens la demande pour un sien fils qui est déjà abbé de S. Lo, moyennant huit mil livres; mais jamais trop de bien ne charge un Normand. Ces gens-là sont tousjours habiles à succeder et à prendre tout ce qui vient afin que rien ne tombe à terre tant ils ont peur de mourir de faim. Le 2° est M. Pietre qui la demande pour son frere qui est advocat et excellent homme. Il est le fils de Nicolas Pietre, petit fils de Simon et neveu du grand Simon. Le merite de ces trois grands hommes surpasse et vaut mieux que tous les escus que le Mazarin‘! a volez à la France. Le 3° compe- 11 I] n’est pas d’injures que Gui Patin n’adresse dans sa correspondance au Cardinal Mazarin, « ce fripon écarlate », comme il l’appelle. Voici deux passages inédits, ou « le Mazarin » est fort malmené par l'irascible docteur: « La France est doresnavant une ‘Afrique laquelle produit force monstres; mais je pense qu'elle n’en a jamais produit d’aussi horribles et détestablesque les deux Cardinaux favoris Richelieu et Mazarin. Le marquis d’Ancre n’estoit qu’un saint au prix de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33779995_0085.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)