La maladie du sommeil et les narcolepsies / rapport présenté par le J. Lhermitte.
- Lhermitte, J.
- Date:
- 1910
Licence: Public Domain Mark
Credit: La maladie du sommeil et les narcolepsies / rapport présenté par le J. Lhermitte. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![2 | EE tion, pendant les repas; le début en était subit, instantané. Dans les semaines qui précédèrent la mort, le sommeil se prolongea le jour et la nuit, 1l fallait éveiller la malade pour l’alimenter. Tandis qu’on l’examinait, elle s’endormait. À l’autopsie : tumeur de la région hypophysaire. Un enfant de 12 ans, observé par M. Righetti, était atteint de som- mel] continu pendant lequel la respiration était parfaitement calme, régulière comme celle d’un sujet endormi. Si l’on criait à haute voix, le malade s’étirait, se réveillait, causait intelligemment. Jamais 1l ne se plaignait ni ne demandait à boire ou à manger. Autopsie œliome de la couche optique gauche. On pouvait aussi tirer de sa profonde somnolence le malade de M. Franceschi, ‘lequel était porteur d’un sarcome enserré par l’hexa- gone de Willis. Une malade observée par M. Raymond avait été considérée comme atteinte de sommeil hystérique, en raison de la brusquerie de l’inva- sion et de la cessation non moins soudaine de l’attaque. Autopsie sarcome de la protubérance. Dans un cas de M. O. Sandri, le sommeil, bien que profond et pro- longé, pouvait être suspendu par une forte excitation ; spontanément le malade se levait pour satisfaire ses besoins. Si on voulait entrer en communication avec le malade, il était nécessaire de répéter les de- mandes avec force, autrement la patiente, après avoir balbutié quel- ques monosyllabes, retombait dans sa torpeur. Autopsie : adénome hypophysaire. Chez un autre malade observé par l’auteur, le som- meil était également très profond et durait tout le jour; à l’autopsie, il s'agissait de kystes échinococciques disséminés à la surface des hémisphères cérébraux. M'° Voulfowitch a relevé dans sa thèse une série de cas très compa- rables. Nou ne voulons pas allonger cette description déjà trop longue des cas observés par les différents auteurs ; en réalité, chez tous le sommeil avait sensiblement les mêmes caractères et se différenciait très nette- ment du coma, de la somnolence, de la torpeur intellectuelle. Le début de l’attaque narcoleptique se fait soit soudainement (Men- singa, Raymond), soit lentement et progressivement. Il est rare que la crise somnolente soit le premier symptôme réel de l’affection, s’il peut en être la première manifestation apparente. En recharchant soigneusement dans le passé du sujet, on constate dans la très grande majorité des cas une diminution de ’acuité vi- suelle, des vomissements, une céphalée constante ou paroxystique, des phénomènes paralytiques à type hémiplégique ou parapligique LI](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33476779_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)