Copy 1, Volume 1
Traité de pathologie interne / [Joseph Frank].
- Joseph Frank
- Date:
- 1838-1845 [i.e. 1845?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de pathologie interne / [Joseph Frank]. Source: Wellcome Collection.
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![peut encore douter si l’on a eu affaire à un paroxysme de lièvre intermittente ou Lien à une fièvre éphémère (16). Dans ce cas, nous apprenons à distinguer jusqu’à un certain point l’apyrexie de la convalescence , par une température particulière de la peau , agréable et fraî- che , propre à la première , par l'état du pouls, qui n’est point celui d’une vraie convalescence ; par la constitution fébrile du malade et par la connaissance des maladies régnantes. Il faut noter aussi que les paroxysmes des fièvres in- termittentes ayant lieu pendant le jour , la nuit est consacrée à l’apyrexie , ce qui pourrait faire que le malade, livré au sommeil, n’en eut pas la conscience. Le médecin doit donc visiter aussi pendant la nuit les malades qu’il soupçonne at- teints de fièvre intermittente. 4. Diagnostic des fièvres sub~conti- nues. — Les fièvres sub-continues se distinguent des continues en ce qu’elles ont des exacerbations et des rémissions heaucoup plus marquées, dont les pre- mières commencent souvent avec un frisson considérable, et les secondes se terminent par une sueur abondante ; de plus, les fièvres sub-continues ont cou- tume de sévir en même temps que les in- termittentes, ou sont le résultat de cel- les-ci, soit qu’on les ait négligées, soit qu’elles aient été mal traitées, et dégé- nèrent aisément en elles. Le sédiment briqueté que l’urine laisse déposer dans les fièvres sub-continues sert encore ici à établir le diagnostic. Mais il faut se garder de prendre pour des fièvres intermittentes, surtout chez les femmes nouvellement accouchées , les fièvres catarrhales et gastriques qui affectent souvent la marche des sub-con- tinues. 5. Diagnostic des autres fièvres lar- vées.— Quant aux fièvres intermittentes larvées , qui apparaissent plutôt sous le masque d’une maladie chronique, il faut noter avec grand, soin les observa- tions suivantes : Pendant que les fièvres intermittentes régnent , toute maladie qui suit une marche périodique doit être regardée comme suspecte, car elle ap- partiendra facilement à cette classe d’af- fections. De ce nombre doivent être surtout les maladies énumérées plus (16) Galien, de art. cur. ad glauc., 1. i, c. 2.—Swiefen, comment, ad aph. 728, haut (17), et parmi elles principalement celles qui se montrent avec un caractère bénin. En effet, nous avons toujours expérimenté que le diagnostic des fièvres intermittentes larvées bénignes offre des difficultés bien plus grandes que celles des pernicieuses, car il arrive tous les jours que des maladies qui sont simulées par des fièvres intermittentes larvées bénignes, comme peu graves, une odon- talgie , par exemple, disparaissent promp- tement sous l’influence de moyens con- venables. Mais cela arrive à peine dans les maladies plus graves , telles que l’a- poplexie , par exemple ; à moins qu’elles ne tirent leur origine de la classe des intermittentes. lyn supposant donc qu’un médecin soit appelé , aujourd’hui, au- près d’un individu affecté d’une maladie grave, et que, contre son attente , il le trouve, le lendemain, presque en état de santé, il sera d’autant plus certain d’avoir affaire à une fièvre intermittente larvée , que la constititution épidémique favorise davantage les maladies de ce genre. Il arrive encore que les fièvres intermittentes manifestes précèdent sou- vent , chez un seul et même malade, les intermittentes larvées. Or, quoiqu’en général ces dernières n’offrent pas de symptômes fébriles, le paroxysme dé- bute pourtant, dans beaucoup de cas, avec un certain frisson. — Mais il nous reste à donner un avertissement impor- tant. Gomme les noms par lesquels on désigne les fièvres intermittentes larvées se tirent ordinairement des symptômes qui leur donnent une forme particulière , il faut se garder de croire connaître l’es- sence de la maladie parce qu’on connaît son nom. En ayant égard à la première , les fièvres intermittentes larvées, qui sont désignées sous le nom de maniaques, de cardialgiques, etc., devraient plutôt être appelées encéphaliques] (18), gastri- ques , etc. 6. Diagnostic des fièvres intermitten- tes des enfants. — Les fièvres intermit- tentes sévissent quelquefois principale- ment sur les enfants. Il y a d’autant plus de difficulté pour reconnaître la mala- die , qu’ils sont dans un âge plus tendre. Pour ne pas s’exposer à la méconnaître, (17) § xxnr, 3. (18) Cfr. Mémoire sur quelques phleg- masies cérébrales, présentées comme cause de fièvres intermittentes pernicieuses, par fil, Itard. Y, llevue méd., octobre 1823.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29330270_0001_0131.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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