Supplément au rapport fait a la Faculté de médecine de Paris, contre l'inoculation de la petite vérole.
- Paris Medical Faculty
- Date:
- 1767
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Credit: Supplément au rapport fait a la Faculté de médecine de Paris, contre l'inoculation de la petite vérole. Source: Wellcome Collection.
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![tre critique M. Petit, 6c 1*Auteur du Journal de Médecine difent d'un air triomphant nous avoir été donnés de toutes parts. Mais nous prendrons la liberté de demander à M. de Lamoignon de qui il fait que l’on n’a jamais eu cette crainte : fûrement il ne prétend pas prononcer un jugement en cette matière. Nous ne voulons donner de démenti à perfonne, mais nous entendons foutenir la vérité des faits que nous avons avancés 5 6c quel¬ que contradidoire que paroifle notre dire avec celui de M. le Préfident, le problème eft facile à réfoudre. Les malades 6c les perfonnes qui y prennent le plus vif intérêt, ne peuvent jamais être exadement inftruits du véritable danger de la maladie. Et à moins que le péril ne foit extrême, ou qu’il n’y ait des précautions importantes à prendre, un Médecin 6c un Chirur¬ gien feroient à bon titre taxés , par tous les gens fages, d’indifcré- tion , s’ils laiffoient, fans néceflité , entrevoir à un malade, 6c même indiftindement aux perfonnes qui lui appartiennent de plus près, les dangers dont le malade eft menacé, furtout quand il n’eft pas évident qu’ils arriveront, 6c que l’on eft fondé à efpé- rer quelque heureule révolution de la part de la nature 6c d’un tempérament d’ailleurs bien conftitué 6c vigoureux : lorfqu’on voit des reffources dans la force de la jeunefie , dans le courage 6c la fermeté d’ame , 6c dans la pureté primordiale d’un fang qui n’a été ni altéré, ni épuifé par aucun excès, C’eft précifé- ment le cas de Madame la Préfidente. M. de Lamoignon a donc pu 6c dû refter dans la plus ferme perfuafion que Madame la Préfidente n’a couru aucun rifque , quoique réellement fes Médecins, Chirurgiens, 6c l’Inoculateur aient pu 6c dû êtie eux- mêmes fort inquiets, depuis le moment oû ils ont vu paroître cette tumeur au-delfus du genou , jufqu’à celui où la nature aidée à la longue du fecours des cataplafmes émoiiiens, ait pro¬ curé du jour à la matière purulente qui s’y eft formée 5 6c donné lieu de croire que le féjour du pus n’avoit point altéré les liga- mens, ni les os de l’articulation, 6c ait ralliiré fur les craintes légitimes 6c bien fondées que l’on pouvoit avoir de cet accident. Or il eft certain qu’il s’eft palfé plus d’une femaine dans cet état équivoque où aucun de ces Meffieurs n’auroit pu fans témérité affurer pofitivement que ce dépôt ne pouvoit avoir aucune fuite fâcheufe. Il eft donc très-aifé de concilier ces deux expofés fi ]3](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3041779x_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


