Sur l'action de l'étincelle sur les tissus / par M. le Dr de Keating-Hart.
- Keating-Hart, Walter Valentin, 1870-1922.
- Date:
- [1908]
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Credit: Sur l'action de l'étincelle sur les tissus / par M. le Dr de Keating-Hart. Source: Wellcome Collection.
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![— 8 — curelLe est essentielle. Les fongosités souvent épaisses doivent être soigneusement éliminées et la fulguration doit être particulière- ment longue, énergique et dépasser largement les régions malades. Les lupus hypertrophique et érythémateux subissent tous deux des modifications analogues : après une réaction locale et parfois générale très violente, chaleur, rubéfaction et écoulement séro- pnrulent très abondant, fièvre souvent assez élevée, apparition quelquefois d’érysipèle ou de lymphangite [que le microscope a révélée dans certains (') cas aseptiques], tout rentre dans l’ordre et une cicatrisation au moins aussi esthétique que celle qu’obtien- nent les rayons X s’établit, laissant d’ordinaire quelques nodules isolés non encore guéris et qu’une seconde intervention devra faire disparaître à leur tour. La tuberculose osseuse ainsi traitée semble donner des résultats encore plus rapides et plus complets. Dans les cas traités par moi, par curetage et étincelage unique (aucune observation n’en ayant été publiée par d’autres expérimentateurs), les lésions n’étaient pas très profondes, mais avaient été rebelles à tous autres traite- ments : elles ont pourtant cicatrisé dans un espace de temps de trois à six semaines. Dans un seul cas une articulation (la costo- sterno-claviculaire) était envahie. Sans apparence de récidive, la cicatrisation n’était, pas encore obtenue complètement deux mois après l’opération. Depuis, j’ai perdu le malade de vue. Il nous faut donc faire encore bien des réserves sur l’action de l’étincelle sur la tuberculose articulaire. 5° Depuis une dizaine d’années, on a essayé l’action de 1 étin- celle sur les nævi, les verrues, les cancroïdes, etc. Les résultats obtenus, très beaux sur les deux premiers genres de tumeurs, n’étaient qu’irrégulièrement heureux sur les cancroïdes et encore à la condition qu’ils fussent très petits. C’est qu’on demandait alors à l’étincelle la destruction de la tumeur, non la réaction de défense des tissus sous-jacents. Or, comme je l’ai dit plus haut, l’étincelle n’a qu’une puissance destructive très limitée et les indu- rations profondes lui échappent plus ou moins complètement. D’autre part, ainsi qu’ont tenté de le démontrer mes travaux sur cette question, l’élincelage des régions sous-jacentes après exérèse (') Desplats (de Lille).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2243396x_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)