Élémens de physiologie, ou traité de la structure et des usages des differentes parties du corps humain / traduit du latin [by Pierre Tarin].
- Albrecht von Haller
- Date:
- 1761
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Credit: Élémens de physiologie, ou traité de la structure et des usages des differentes parties du corps humain / traduit du latin [by Pierre Tarin]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![& le melîange de quelqu autre liqueur nouvelle. La femence s’épaîlfit loflqu® la liqueur des proftates vient à s’y mefler ; le nleflange du fuc pancréatique at¬ ténué le chyle , de même que le fuc gaftrique & inteftinal, & celui de la bile î al- calile ; la fynovie eft rendue plus coulante par les deux efpeces de graille qui sy meflent CLXXXVIII. CCXXV. Les follicules & les réfervoirs ont encore le grand avantagé dé conferver chaque liqueur pour le tems auquel feul elle peut êtred’ufage à la vie ; la bile eft confervée pour le tems de la digeftion, la femence pourl ufage modéré des plaifirs dont fon évacuation eft accompagnée] le mucus des naiines s’accumule pendant la nuit, pour temperer pendant le jour la violence de l’air qu’on refpire par le nez. CCXXVI. Ainfide même que la natüre’a fait deS machines capables de ralentir les liqueurs dans leurs grands & leurs petits follicules , de même en a-t’elle fait d’autres propres à les chaffer dans les tems convenables : elle a donné des mu ici es particuliers à Certaines glandes, fur-tout aux tefticules des animaux , à la veille 8c à la vefllcule du fiel : dans une partie elle les a environnées d’une dpece de ma* chine mufculaire propre à exprimer à propos le liquide quelles renferment , telles font les membranes mufculaires des inteftins & de l’eftomac ; dans d autres elle a placé les glandes près des mufcles pour faire avancer la liqueur , tels font le digafi- trique & le maffeter ; d’autres fois enfin elle les a munies de parties nerveufes irri¬ tables qu’un aiguillon indicible venant à irriter fait mettre en aéfcion > laifier un chemin libre au lait, à la femence & aux larmes. CCXXVII. Nous ferons une hiftoire plus détaillée de chacun des liquides qui fe féparent du lang, lorfque nous parlerons des organes de leurs fecrétions ; niais avant que d’entrer dans le détail de chaque fecrétion en particulier, il eft a propos que nous commencions par traiter de la plus importante de toutes > & qui fe fait dans toutes les parties du corps humain > favoir, de celle du fuc nourricier, & la maniéré dont ce fuc s’adapte dans le petits vuides que les particules qui s’écha* pent du corps , abandonnent. CHAPITRE IX, De U Nutrition. CCXXVIII.T E corps humain eft compofé de parties fluides & de foîîdes î. Les * JL/fluides font en plus-grande quantité; & celaparoîtra-t-il éton¬ nant fi l’on fait attention que les unes & les autres proviennent d’alimens fluides p ii l’on confidere la quantité dufang CLXVII. le rapport des orifices des vaifleaux aux fluides qu’ils contiennent, la repletion de ces mêmes vaiffeaux par les in-* je&ions , la diminution du poids du corps lorfqu il a été dépouillé de les par¬ ties fluides par les maladies, par la pourriture & par la diftilation. CCXXIX. Les fluides fe diflipent continuellement. En effet, les humeurs aqueufes s’exhalent très-promptement du corps , la tranfpiration infenlible de îa tranfpiration des poulmons eft environ de trois ou quatre îivres par jour* l es liqueurs coagulabes & épaiffes font continuellement diffoutes par une chaleur de 96 degrés ( chaleur de l’hommé en fànté ), par le frottement réciproque des globules contre les parois des vaiffeaux 9 & par celui des globules entr’eux CXLYIII. i G](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30507091_0063.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)