Anatomie des formes extérieures du corps humain : appliquée à la peinture, à la sculpture et à la chirurgie / par P.N. Gerdy.
- Pierre Nicolas Gerdy
- Date:
- 1829
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Credit: Anatomie des formes extérieures du corps humain : appliquée à la peinture, à la sculpture et à la chirurgie / par P.N. Gerdy. Source: Wellcome Collection.
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![Courbée en une voûlo ouverte vers le côlé interne du pied (t), la plante de cet orgme (A) est surbaissée en ar- rière, au talon ; en avant, vers les orteils, et, en dehors, vers son bord externe ou péronéaire; en sorte que ce membre , toujours détaché du sol par son côté interne, s'y repose toujours par le talon , par son bord externe et par l'extrémilé antérieure de sa voûle, par conséquent dans les trois quarts, au moins, de la circonférence du pied, sans qu'il y ait aucune interruption entre ces trois points. Ce sont là les véritables appuis du pied, les véritables bases de sa voûte qui sert de soutien à l'édifice entier de notre machine. Le pied présente , en dessous, un coussin plus que demi- circulaire , arrondi en tête au talon, rétréci au bord externe, élargi et saillant vers la base des orteils, et partout remar- quable par sa mollesse et son élasticité. Cette mollesse, cette élasticité, en effet, adoucissent, pour le pied de l'homme civilisé, comme pour le pied du sauvage, la dureté de la terre et l'aspérité des cailloux qui gisent h sa surface, les chocs de la marche et les chocs plus violens de la course (a). (i) P. 1,111,376. (A) La plante du pied est d'une vérité remarquable dans le Saint Christophe de Spada [1200]. Elle est encore assez bien rendue sur l'aîné des enfans de la Scène du Déluge, par Gi- rodet [80]. (a) Le coussin plantaire n'adoucit pas seulement l'âprêté des ■ lieux où l'homme pose son pied, il n'amortit pas seulement le chocetla pression du pas; souvent, aussi, il modère et arrête l'ac- • lion des corps vulnérans. Alors les blessures ne dépassent point; ■ son épaisseur , et conservent un caractère de bénignité qu'elles; perdent, au contraire, quand les blessures s'étendent par de-Iài l'aponévrose plantaire. La gravité de ces blessures provient de; ce que les gaines du pied compriment les parties enflammées,,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21463323_0336.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)