Observations physiologiques sur la voix humaine / par Manuel Garcia.
- García, Manuel, 1966-
- Date:
- 1861
Licence: Public Domain Mark
Credit: Observations physiologiques sur la voix humaine / par Manuel Garcia. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![voix est-elle forniéé? Selon nous, la réponse à cette cpiestion ne peut être que celle-ci : La voix est formée uniquement par les compressions et les dilatations que l'air éprouve lorsque la glotte alternativement l'arrête ou lui Uvrepassage ; ou en d'autres termes, la voix est due aux explosions successives et régulières (]ue l’air produit à la sortie de la glotte. Les replis de celle-ci s’avancent Tun vers l’autre, au-dessus du cricoïde, et ferment le passage à l’air. Dès que celui-ci s’est suftisauimeiit accumulé, il les écarte et fait explosion; mais au même instant, soulagés de la pression inférieure et sollicités par leur élasticité, ils se rejoignent de nou- veau pour donner lieu à une explosion nouvelle '. De cette série de contractions et de dilatations ou d’explosions qu’occasionnent les réactions de la glotte, naît l’émission de la voix. Cette théorie des explosions, bien que généralement admise pour les anches et qu’elle soit d’une évidence complète dans la veine liquide, la roue dentée de Savart, la sirène de Cagniard Latour, etc., n’a pas encore, que je sache, été appliquée aux lèvres de la glotte. Si l’on considère que ces lèvres, isolées, ne ‘ sauraient donner aucune espèce de son, de quelque façon qu’on essaye de les faire parler, on devra admettre que les sons qu’elles font entendre par leur action mutuelle sont uniquement le produit des explosions de l’air que déterminent leurs hattemenis. Dans ce système les longueurs de la glotte peuvent être différentes, sans cesser de donner le même nombre de battements, pourvu que des tensions différentes se fassent entre elles compensation Il n’est pas nécessaire, pour obtenir l’explosion, que la glotte se ferme hermétiquement chaque fois, après s’être entr’ouverte; il suffit qu’elle oppose à l’air un resserrement capable d’en déve- lopper l’élasticité. Seulement le bruit de l’air se fait alors sentir, et le son prend un caractère voilé et parfois extrêmement sourd. 1. On sait qu’un timbre, placé sous une cloche dans laquelle on a fait le vide, reste complètement muet sous les coups de son battant. 2. Les controverses qu’a occasionnées la vivisection des nerfs récurrents et laryngé supérieur tiennent peut-être à ce que les efforts de l’animal auront déterminé un gonflement du cou et donné lieu à un ra[iiirochement mécanique des replis vocaux, suffisant à produire des battements. On en concluait à tort que la voix persistait, comme acte volontaire, malgré la'section des nerfs.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22472332_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)