Du rôle de l'action musculaire dans les luxations traumatiques : thèse présentée au concours pour l'agrégation (section de chirurgie et d'accouchements) et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le 22 juillet 1875 / par O. Terrillon.
- Terrillon, Octave Roch Simon, 1844-1895.
- Date:
- 1875
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Credit: Du rôle de l'action musculaire dans les luxations traumatiques : thèse présentée au concours pour l'agrégation (section de chirurgie et d'accouchements) et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le 22 juillet 1875 / par O. Terrillon. Source: Wellcome Collection.
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![] avoir recours à l’anesthésie chirurg’icale dans le traite- ^ ment des luxations récentes, que lorsque tous les autres K moyens ont échoué. On se tromperait du reste, si Ion i croyait que le chloroforme supprime absolument toute ré- I sistance musculaire. « A quelque deg’ré que soit portée j l’abolition de la motilité, dit M. Sédillot, on voit les con- \ tractions musculaires se réveiller avec énerg-ie pendant les efforts de l’extension, et il serait dang’ereux, comme i nous avons eu plusieurs fois l’occasion de le sig’naler, de vouloir en triompher (1). I On pourrait encore discuter sur l’opportunité et i’em- iploi des anesthésiques dans le cas de luxations compli- quées de fractures. En effet, les chirurg*iens ne s’entendent ipas sur cette question, et nous trouvons, dans une cli- nique du professeur Gosselin (2), la proscription de leur i emploi dans ces cas compliqués. 11 s’ag*issait d’une luxa- i tion soapulo-humérale, avec fracture du col anatomique de l’humérus. Après avoir rappelé la pratique de M. Ri- chet, qui en pareil cas, anesthésie le malade et réduit par le procédé du refoulement, M. Gosselin dit que, fidèle t! à sa pratique qui consiste à n’endormir les malades que < comme ressource ultime dans ces luxations récentes, il T préfère attendre que la fracture soit consolidée. Il cher- f chera ensuite à réduire par extension, contre-extension et coaptation. L’emploi des inhalations de chloroforme dans les luM- t lions anciennes^ a été combattu aussi avec beaucoup de ' vivacité. «Le dang*er du chloroforme, dit MoreRLaval- » lée (3), est, dans ce cas, d’ôter au malade cette sensation i qui est l’annonce et comme la menace d’une lésion g-rave (1) Sédillot. Contribution à la chirurgie, 1.1, p. 132. (2) Gaz. des hop., 1869, p. 301.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343921_0099.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


