Le choléra : étiologie et prophylaxie ... exposé des travaux de la Conférence Sanitaire Internationale de Constantinople / mis en ordre par A. Fauvel.
- International Sanitary Conference
- Date:
- 1868
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Credit: Le choléra : étiologie et prophylaxie ... exposé des travaux de la Conférence Sanitaire Internationale de Constantinople / mis en ordre par A. Fauvel. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![I 8 INTRODUCTION AUX TIlAVAUX DE LA CONFÉUENCK. Un des délégués persans, pidoccupé des mêmes dangers, proposait d'y remédier en obligeanl les pèlerins à s'embarquer à lanibo, après avoir passé par Médine, c'est-à-dire de compliquer encore la situa- tion en l'aggravant. Il ne fut pas difficile au délégué français, qui avait présenté la pro- position, de démontrer combien les objections présentées étaient clii- mériqucs, et combien les contre-propositions seraient, en môme temps, illusoires au point de vue de la sécurité publique et funestes aux pèle- rins qu'on avait la ])rétention de sauvegarder. Il établit, par des renseignements puisés sur les lieux mêmes du pè- lerinage, que la disette de vivres n'était pas 5 redouter comme on le supposait, et qu'en tout cas il serait plus facile de ravitailler les pèlerins par Djeddah que par tout autre point du littoral ; que l'eau ne man- quait pas à la Mecque, ni aux environs ; que le voyage par terre ne présentait pas les diflicullés qu'on imaginait ; que les collisions seraient moins à craindre si l'on écartait toute espérance de transport que si l'on voulait réglementer l'embarquement, en présence d'une multi- tude frappée de terreur et voulant fuir à tout prix ; qu'en définitive la mesure proposée n'aggravait en rien la situation des pèlerins, lout en étant la seule qui pût donner une garantie sérieuse contre l'importa- tion du choléra en Égypte et par suite en Europe. D'un autre côté, il fut mis hors de doute que les mesures proposées par les délégués ottomans avaient pour premier inconvénient de sup- poser réels des moyens d'exécution qui n'existaient pas et d'être im- possibles à réaliser dans le temps voulu ; qu'en second lieu, elles se- raient cruelles pour les pèlerins en les astreignant à un double voyage maritime h bord de navires encombrés, ôù la maladie accroîtrait ses ravages parmi eux ; et qu'en dernier résultat les lazarets improvisés dont il était question, loin d'être une garantie, deviendraient des foyers propagateurs de la maladie. Quant à la proposition persane, elle aggravait la situation dei pèle- rins, en les détournant de leur route sans augmenter leui-s ressources; elle multipliait par Ih les chances de désordres et finalement elle les soumettait à tous les désastres du double transport maritime et des la-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20398281_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)