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Credit: Traite de L'empyeme / Par L. Bouveret. Source: Wellcome Collection.
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![l'oreille perçoit une rei|iiralioii cavcrncu.se mélangée de gros râles humides. Les (Ta- chais sont muco-purulents, a.s.sez copieux pour remplir la moitié d’un crachoir en vingt- quatre heures ; le pus y est hcaiicoup plus abondant que les mucosités. Ces crachats, plusieurs fois examinés à ce point de vue, ne contiennent point de bacilles tubercu- leux. — Le cœur est évidemment dévié ; on ne sent pas le choc ])récordial, mais le maximum des bruits est perçu au niveau de rexlrémilé inférieure du sternum. Le 24 juillet, une ponction est pratiquée en arrière, sous l’angle inférieur de l’omoplate, sans résultat; une .seconde ponction faite plus en avant sur la ligne axil- laire e.st également infructueuse ; une troisième ponction au niveau de la tuméfaction indammatoire donne seulement ipiclques gouttes de pus. — Cette tuméfaction e.4 lar- gement incisée ; il s’en écoule une petite quantité de liquide .séro-pnrulcnt, sans odeur ; on cherche vainement dans l’espace intercostal le trajet listulcux qui communi- (|ue avec la cavité de l’empyèmc ; cependant la communication est certaine, car, [>en- dant les quintes de toux, le pus suinte sous les lèvres de la plaie. — Cette interven- tion insudisantc ne produit aucune amélioration ; la fièvre persiste et les forces déclinent de plus on plus. Le 27 juillet, le malade refuse énergi(piement toute intervention nouvelle. Nous aurions voulu inciser l’e.ipacc intercostal au niveau ou au-dessus de l’orificefistuleux. En explorant de nouveau la région, nous reconnaissons qu’il existe là une .symphyse co3to-diaphragmalii|ue fort étendue et qui remonte en avant au moins jusqu’à la sixième ou cinquième côte ; la sonorité stomacale s’élève jusqu’à cette limite, et les derniers espaces intercostaux présentent, au moment de l’in.spiration, une dépression manifeste. Le7 août, le malade persiste dans son refus. D’ailleurs toute intervention aurait prohahlement peu de chances de succès : la cachexie est extrême, l’œdème remonte jusqu’au tronc, rurine contient une grande (piantilé d’albumine et, depuis quelques jours, une diarrhée abondante achève d’épuiser le patient. Le 20 août, une nouvelle tumeur iluclnante, de la grosseur d’une noix, a paru dans le troisième espace, au-de.ssus du mamelon. Le malade refuse d’y laisser prati- quer môme une simi)le ponction. — Depuis (|uel(pies jours, la fistule donne une notable quantité de pus qu’on peut estimer à 201) grammes en vingt-quatre heures. La diarrhée est continuelle et résiste à toute médication. Le 6 septembre, l’œdème a beaucoup augmenté ; il occupe maintenant les membres nférieurs, le tronc, le bras gauche et môme la face. L’eschare sacrée s’est étendue en surface et en profondeur. De nouvelles eschare.; ont paru sur les trochanters. Le JS septembre, le patient succombe, arrivé à la dernière limite de la cachexie suppurative. Autopsie. —■ Le poumon gauche est en grande partie atélectasié ; il dépasse à peine le volume du poing; il est aplati contre le médiastin et la colonne vertébrale. La plèvre viscérale est très épaisse et se confond avec une nappe de sclérose qui pé- nètre dans le parenchyme pulmonaire. La cavité purulente contient encore un demi litre de pus qui s’écoule au moment de l’ouverture du thorax. Cette cavité a la forme d’une gourde allongée, couchée transversalement d’avant en arrière et contournant la face externe du poumon ; la portion antérieure, rétrécie à la manière d’un col, com- munique avec l’oriticc fistuleux; la portion large s’étend en arrière, sous l’angle postérieur des côtes, jusqu’à la colonne vertébrale. La face interne, creusée d’an- Iracluosilés, est tomenteuse, tapissée de ma.sses grisâtres, friables et de pus concrété.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2198427x_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)