Mémoire sur le périnèvre : espèce nouvelle d'élément anatomique qui entre dans le composition du tissu des nerfs : lu à la Société de biologie, le 5 août 1854 / par Charles Robin.
- Robin, Charles, 1821-1885.
- Date:
- 1854
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Credit: Mémoire sur le périnèvre : espèce nouvelle d'élément anatomique qui entre dans le composition du tissu des nerfs : lu à la Société de biologie, le 5 août 1854 / par Charles Robin. Source: Wellcome Collection.
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![H de Bogros; il montre que son travail n'a pas 6té apprécié à sa valeur; il donne une description pleine de netteté et de ])récision des mêmes faits, qu’on sait être transcrits d’après de nombreuses expériences et d’après nature. 11 appel le gaine propre celle que Bogros appelle pulpeuse, et revint ù plusieurs reprises sur son indépendance et sa distinction du névrilème. Chaque lllet nerveux (faisceau primitif) « est formé non- seulement par la substance nerveuse, mais encore par une gaine propre bien distincte du névrilème. Ce filet, ainsi dépouillé du névri- lème, peut être aussi parfaitement injecté que s’il n’avait pas été sé- paré des autres filets qui entrent dans la composition du nerf dont il faisait partie. Alors l’injection offre tous les caractères de l’injection centrale, et l’examen à la loupe de ce filet injecté démontre que les filaments nerveux (réunion de plusieurs tubes accolés?) qui le consti- tuent sont régulièrement disséminés autour de la colonne de mercure. 11 suit de là que, dans l’injection centrale d’un nerf, on n’injecte ni le névrilème, ni la substance nerveuse, ni des vaisseaux, mais une gaine propre à chaque (ilet nerveux; que si l’injection passe d’un filet dans un grand nombre d’autres filets, cela lient à ce que les canaux formés par les gaines propres s’anastomosent entre eux. » M. Cruveilhier ajoute très-exactement en note que « le mot aiuxstomose, pris dans la rigueur de son acception, s’applique aux gaines propres et aux gaines névrilématiques, et nullement aux tubes, filaments nerveux ou libres nerveuses. » 11 admet à tort qu’elle existerait dans les racines anté- rieures et postérieures, mais s’y déchirerait avec la plus grande faci- lité; mais ailleurs il constate que cette gaine propre est/’ort résistante. Son défaut d’adhérence aux fibres (tubes) et sa surface interne, lisse comme le montre l’injection, lui font admettre qu’elle est de nature séreuse, et par suite que c’est sur elle que se portent les causes rhu- matismales, qui déterminent des névralgies aussi indifféremment que des lésions des synoviales articulaires; que c’est elle enfin, et non la substance nerveuse qu’elle enveloppe, qui est le siège de la né- vrite. Ainsi, bien que vérifiée avec une grande netteté, l’existence de cplte paroi propi'e des faisceaux primitifs des nerfs, difl’érentedu névrilème, est généralement passée inaperçue; elle est restée comme un fait ignoré, douteux ou insignifiant, lorsqu’elle devrait être un fait clas- sique. C’est qu’en elfet les descriptions publiées ne portent que sur la forme cl Vélendue, mais non sur la structure réelle, rélémcnl anato-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22333307_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)