Des végétaux qui croissent sur l'homme et sur les animaux vivants / Par M. Ch. Robin ... Accompagné de trois planches gravées.
- Charles Philippe Robin
- Date:
- 1847
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des végétaux qui croissent sur l'homme et sur les animaux vivants / Par M. Ch. Robin ... Accompagné de trois planches gravées. Source: Wellcome Collection.
139/146 page 119
![montrer sa forme; et l’enveloppe amorphe rpii maintient réunis les spores et fila* mentsdu Champignon dont l’aggloinéralion constitue le Favus. Il est traversé par deux cheveux ; mais l’élude attentive de la manière dont ces corps sont enchâssés dans la peau , surtout celle des membres, de la face , des épaules où l’on peut en voir quelquefois, montre facilement que ce n’est pas dans le bulbe pileux qu’ils siègent. Leur développement suivi par Lebert et llemak le montre encore. Ce ii’esl pas non plus dans les cryptes sébacés qu’ils sont logés t car il n’y a pas de cryptes dans la peau , il n’y en a que dans l’inleslin à partir du pylore. Quant aux organes sécréteurs de la matière sébacée à la peau , ce sont de petites glandes simples, ramifiées, c’est-à-dire à culs-de-sac multiples qu’on trouve dans certaines parties ; or, elles manquent précisément au cuir chevelu,dont la matière grasse est fournie par les petites glandes annexées aux follicules pileux. Fig. 7. Portion de la matière qui forme la couche extérieure des Favus, vue à 500 diamètres. On remarque qu’elle est amorphe, finement granuleuse («) ; qu’elle entraîne, en se détachant de la dépression cutanée (dans laquelle est en- clavé le Favus), des lamelles épidermiques {b) qui adhèrent h la face externe de cette couche. Celles-ci s’en détachent facilement ; manquent quelquefois dans une certaine étendue et ne font pas partie de celte enveloppe. La face interne qui regarde le centre du Favus entraîne des filaments flexueux , ramifiés non cloison- nés , contenant quelquefois de très fines granulations (c-c) qui représentent le mycélium du Champignon. Ces filaments sont toujours plus abondants coiiire l’en- veloppe du Favus que vers le centre, où ils sont en très petit nombre. L’une de leurs extrémités ou une grande partie de leur longueur est empâtée adhérente à celte matière finement granuleuse. Fig. 8 , 9 et 10. Le centre des Favus a un aspect spongieux; il est en dTct moins dense que leur couche externe , et gratté avec la pointe d’une aiguille , se réduit facilement en poussière jaunâtre. Celle-ci est composée des éléments repré- sentés par ces trois figures, en proportion différente. On y trouve à peine de ceux de la figure 8, c’est-à-dire de ceux que nous avons comparés au Mycélium; lesquels constituent presque exclusivement les parties du Favus rapprochées de la couche ex- terne. Les spores et filaments sporifères des fig. 9 et 10 prédominent au contraire. Fig. 8. Filaments flexueux, ramifiés, non articulés, ayant 0”,003 en\iron de diamètre. Ils représentent probablement le mycélium. Fig. 9. Filaments sporifères variant de 0''“,00ù à 0'’,005 en largeur, de lon- gueur variable, composés entièrement ou en partie de cellules ovales ou ai rondies, articulées bout à bout («-«); quelquefois non articulés, mais renfermant de petits globules sphériques de 0'',002 à 0’\003 environ, qui sont probablement des spores en voie de développement [b-b). Ils sont quelquefois ramifiés. Fig. 10. Spores de formes diverses variant de volume entre 0,003 et 0,007 ; libres ou articulées, rondes ou ovales [ci-b] présentant quelquefois des angles arrondis (c) ou de petits prolongements ( c'-c'). Les spores régulières rondes ou](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22008007_0139.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image