Volume 1
Traité de chirurgie / publié sous la direction de Simon Duplay, Paul Reclus.
- Date:
- 1897-1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de chirurgie / publié sous la direction de Simon Duplay, Paul Reclus. Source: Wellcome Collection.
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![Iiilicrculciisi'. l'ancicnno nssiniilalidii de ht linnrur bldiiclic drx tciiilini^ cl de lu iKincur blditclic aliiculain'. Depuis, do nomI)irux Ilavanx, cl en |iarliculicr liiii|)Oilaiil iiiriiKiircde (lairé, ont achevé riiisloii-e de la synovite ]'()iii;uense, qui est aujourd'hui l une des localisations les plus (''tudiées et les n)i(Mix connues de la Iuherculose. Étiologie. — La synovite tendineuse tuherculeuse est j»rlmilh'c ou sfraniloifc. Scrnnjiftirc, elle succède à Textension d'une tuineuf ])lanche voisine ou d'un l'oyei'd osléile tuherculeuse, ou enc(M('. plus rai'euK'nt, d'un ahcès froid, d'une i^'oinnie tuherculeuse sous-culanée. On la voit se ^rell'er sur une synovite sèche, ou Idennorrha^ique, sur une synovite sup[)urée t|ui s'est ulcérée et n'a point ^uéri; il s'agit alors d'une infection secondaire, et les fongosités, d'ahord sim- ples, s'intilirent de nodides tuherculenx. Elle se t>rel'l'e encore (|uel(pn'l'ois sui' im kyste liordéifornie oinert (voy. Jr cluipilre préfédi'itl). Prii/iilirc, elle se dévelop|)e (pu'hpu'l'ois à une péi'iode a\ancée de la (uhereu- lose générale, mais cette éventualité est la plus rare. Plus souvent, (die naît sur un terrain en apparence indemne, et longtemps elle reste tuherculose locale. C'est alors dans l'hérédité ou les antécédents qu'il faut chendier l'empreinte de la scrofulo-tuherculose, le malade lui-même en porte assez souvent les stig- mates (écrouelles, etc.), ou encore le milieu où il vit es! de ceux qui favorisent l'infection hacillaire. Elle se rencouli-e surtout de dix-huit à vingt-ciu([ ans, sans qu'il y ait là de terme nécessaire, puisqu'on l'a constatée à soixante et soixante-cinq ans (Terrier et Verchère). Les femmes semldeul être pi-esque aussi l'réipuMument atteintes (pie les hommes. Rappelons ici toute la série des causes secondes invocpiées avec plus ou moins de justesse : l'influence des maladies générales aiguës, (lesfiè\res (''ruptixes, variole, scai'Iafiue, l'ougeole surtout (Bonnet). l^e traumatisme est très nettement spécitié dans plusieuis ohservations; les irritations répétées professionnelles, (jui lésultenl du jeu excessif de cei'Iains tendons, semhleni douées aussi d'une ivellc iidhu-nce et déterminent le .^iègr iri'lertiuii des synovites; au j)oignet, (diez les |iiauistes, les coului'iéres, les me- nuisiers, les lahleliers, etc., et au cou-de-pied chez les facteurs, etc. Enfin l'ino- culation directe a été réalisée queh[uefois : chez une servante deSi ans, ohservée par Tscherning (de Copenhague), qui s'était piquéeàla face palmaire du médius gauche avec un débris de crachoir, il se dévelop}>a in ^iitii un panaris fongueux, une véi'itahle synovite tuberculeuse, qui nécessita plus tard l'amputation du doii-i ('). Anatomie pathologique. — Ce sont les gaines tendineuses de la main et du cou-de-pied (pii sont le plus fi'é(pu'mmenl alleint(>s ])ar la tidx'i'cidose : la gi'ande gaine des fléchisseurs, au poignet, ou celle du ]»t)uce, les gaines digi- tales, moins souvent celles des extenseurs; au pied, celles des péroniers laté- raux, du jambier postérieur, des fléchisseurs ou des extenseurs des orteils. Les fongosités naissent dans les culs-dc-sac de réflexion, aux extrémités du man(dion séreux, plus lard elles s'étendent et occupent toute la gaine, au moins son feuillet pariétal; les cas sont nond)rcux. en effet, où le tendon et son enveloppe immédiate restent ainsi hors d'atteinte. (') TsciiERNiNd, Iitoridalioli tiilicrruleusc rln':- l'Iioiiiiin-. Aiiii. lie deriitat., i nov. 18!^î>.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20414936_0001_0887.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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