Volume 1
Traité de chirurgie / publié sous la direction de Simon Duplay, Paul Reclus.
- Date:
- 1897-1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de chirurgie / publié sous la direction de Simon Duplay, Paul Reclus. Source: Wellcome Collection.
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![cas : la partie liquide se résorbe, il reste des fragments de caillots, sous forme de plaques ou de noyaux, puis ce reliquat d'hématome s'efface à son tour. — On a vu la masse fibrineuse garder longtemps les apparences d'une sorte de tumeur; ailleurs, elle avait cédé la première, et la sérosité de l'épanchement, mêlée à l'exsudation de la paroi, avait fait naître un hygroma kystique. L'hématome des bourses séreuses est exposé à une autre complication plus grave, la suppuration. Reste-t-elle localisée, c'est un abcès hématique, qui laisse écouler, une fois ouvert, un pus foncé, mêlé de sang et de caillots. Il peut rester fistuleux. ]\Iais la suppuration diffuse est aussi à craindre. Le diagnostic est simple : le traumatisme, la forme de la tumeur, son siège suffisent à l'établir. La collection sanguine est plus dure, moins fluctuante que l'hygroma séreux, et le gonflement s'est constitué d'emblée. Mais l'hématome est susceptible de masquer des lésions sous-jacentes plus graves : celui de la bourse olécrànienne, par exemple, empêche parfois de cons- tater la fracture de l'olécràne; il en serait de même de l'hématome prérotulien, pour certaines fractures de la rotule, à écart fort minime. Ici, comme au crâne, on n'attribuera pas à l'os sous-jacent la dépression qui se creuse sous le doigt au centre de la collection sanguine. Le repos, une légère compression, des applications résolutives, préviennent en général les accidents. Lors d'hématome, si la compression prolongée ne réduit pas la tumeur, on aura recours à la ponction aspiratrice, ou même à l'in- cision antiseptique. Enfin, il faut être prêt à intervenir de bonne heure, et à inciser largement, si la suppuration se produit. III HYGROI^A Avant la fin du xyiii*^ siècle, l'anatomie des bourses séreuses était encore inconnue, et l'hygroma n'avait pas été distrait du groupe confus des kystes séreux, des abcès enkystés, des loupes, etc. Ce fut Camper (1784) qui, le premier, décrivit les bourses séreuses du genou et du coude, et parla de leur hydropisie; Fourcroy (1786), Alexandre Monro (1788), Hertwig (1795), élargirent ces premières données, et les thèses succes- sives d'Asselin (1803), de Mosnier (1803), de Padieu (1829), de Huberson (1847), de Massot (1854), de Fineau (1800) marquent l'extension progressive de cette branche nouvelle de la pathologie : l'hygroma et ses diverses variétés la consti- tuaient encore presque tout entière. Avec Velpeau, et ses Recherches anatomiques et pathologiques sur les cavités closes (1843), la question s'était agrandie; plus tard, l'anatomie des bourses sé- reuses s'est complétée par les travaux de Gruber (de Saint-Pétersbourg), de Linhard, de Heineke, et leur pathologie, par ceux de Chassaignac, de Volkmann, de Verneuil, etc. Ce terme d'hygroma a été appliqué pour la première fois par Heister aux kystes séreux du cou (1759) : il signifie collection séreuse enkystée. C'est donc bien à tort qu'il sert à désigner toutes les variétés de l'inflammation des bourses séreuses, et il est regrettable que l'usage ne permette pas d'introduire dans la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20414936_0001_0904.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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