Volume 1
Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard.
- Henri-Clermond Lombard
- Date:
- 1877-1879
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard. Source: Wellcome Collection.
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![(le médecine atteignent plus tôt leur maxima et leur ininima que dans la pratique civile, la morbidité nosocomiale étant en avance d’environ un mois sur la morbidité générale. Le nombre des visites médicales dans la pratique civile re- présente l’élément le plus mobile de la morbidité ; leurs chiffres mensuels nous ont montré qu’il y avait presque unanimité des six praticiens pour fixer le maximum sur février qui est, en même temps, le mois le plus chargé dans l’ensemble des docu- ments relatifs cà la morbidité générale. Nous avons vu le mini- mum tomber deux fois sur octobre, et dans les autres séries ce mois occuper la 9^, la et la 11^° place. D’où l’on est auto- risé à conclure qu’il existe une grande analogie entre le nombre plus ou moins grand des visites médicales et la marche crois- sante et décroissante de la morbidité générale. En ce qui regarde le nombre des prescriptions médicales exé- cutées dans deux pharmacies, le maximum tombe sur les deux mois les plus morbides et le minimum sur les trois mois qui sont les moins morbides ; en sorte que si nous avions à comparer des documents semblables à ceux dont nous parlons maintenant, ils pourraient nous servir assez exactement pour apprécier la marche de la morbidité générale. Enfin quant à la mortalité, en ayant égard seulement à celle des années corres})ondantes aux autres recherches, c’est-à-dire de 1838 à 1855, le maximum tombe plus tard et le minimum ])lus tôt que dans l’apiiréciation de la morbidité générale : au lieu de février^ c’est mars qui est au premier rang de la morta- lité, avril occupant le même rang et février remplaçant mars. Le minimum tombe sur les mois de juillet et août, c’est-à-dire trois et quatre mois plus tôt que dans l’échelle de la morbidité générale. D’où l’on est amené à conclure que février est plus morbide que mortel, et mars plus mortel que morbide, tandis que l’inverse est vrai pour mai, juillet et août qui, quoique assez morbides, ne comptent qu’un petit nombre de morts. En ré- sumé, nous voyons la gravité des maladies être plus grande que leur mortalité dans les mois de mars^ décembre et novembre, tan- dis que la mortalité et la morbidité suivent ci peu près la même marche en août, juillet, septembre, octobre et novembre, où l’on ne compte qu’un petit nombre de malades et une faible mortalité. En d’autres termes, les maladies sont plus graves que nom- breuses en mars, novembre et décembre, tandis qu’elles sont](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121855_0001_0442.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


