Volume 1
Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard.
- Henri-Clermond Lombard
- Date:
- 1877-1879
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard. Source: Wellcome Collection.
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![tiouvé clciiis Ici stcitistic[UG officielle le résinné de deux périodes coîupiises entre 1831 et 1840, 1855 et 18G1, où l’on voit que le mois de mars est le plus clnargé en décès et le mois de novembre le plus salubre, le printemps étant l’époque de la plus forte, et l’été de la plus faible mortalité. Mais, à côté de ces résultats gé- néraux déduits de l’ensemble du pays, lorsque nous avons voulu étudier les diverses régions de l’empire, nous nous sommes trouvé en présence de givandes difficultés, qui résultent de l’ab- sence de documents complets et détaillés. Il existe, il est vrai, deux publiccTtions du Ministère du commerce, où la mortalité mensuelle est donnée pour les villes qui dépassent 10,000 habi- tants, et non pas pour l’ensemble des départements. En outie, des deux annnées 1853 et 1854, la. dernière a été marquée par une forte épidémie de choléra, en sorte que les ré- sultats mortuaires de cette année ne peuvent être regardés comme l’expression nonmale des faits. Aussi cavons-nous dû sup- pléer à 1 insuffisance des documents officiels par les lumières que nous ont fournies les topographies médiccales publiées sur di- verses villes françaises. Meffis la source la plus abondcante d’in- tormations nous a été procurée par la complaisance de corres- pondants officiels ou particuliers qui ont bien voulu répondre aux (]uestions que nous leur avons adressées, suivant un formulaire uniforme. C est ainsi que nous avons pu combler, en partie du moins, les lacunes des documents officiels. Il résulte de l’en- semble de ces recherches que l’on peut désormais étudier la ré- ])artition mensuelle de la mortalité en France dans trois régions différentes : le littoral de l’Océan, celui de la Méditerranée et l’intérieur du pays. Si l’on parcourt le littoral de l’Océan depuis le Pas-de-Calais jusqu’aux Basses-Pyrénées, on voit que, sauf en quelques points exceptionnels, la mortalité est toujours printanière ou hivernale. Les exceptions sont peu nombreuses et se rencontrent près de l’embouchure de la Somme, où l’on observe la mortalité autom- nale dans quelques localités. A l’embouchure de la Seine, on ne trouve pas de répartition automnale, mais seulement une légère prédominance estivale dans les décès de la ville du Havre. L’em- bouchure de la Loire n’offre aucune localité exceptionnelle, quant à la répartition de la mortalité, qui est printanière à Nantes et à Paimbœuf. -P n’en est pas de même de la Charente, dont l’embouchure](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121855_0001_0476.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


