Volume 1
Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard.
- Henri-Clermond Lombard
- Date:
- 1877-1879
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard. Source: Wellcome Collection.
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![Tels sont les quelques faits que nous avons pu réunir sur la lépaitition de la mortalité en Asie, ils ne comprennent, il est \ lai, que les villes de Bagdad, Bombay, Pondichéry et Calcutta; niais comme elles sont situées dans des régions assez éloignées, l’on peut en déduire quelques conséquences sur la répartition mensuelle ou saisonnière de la mortalité. C, Afrique. Nous avons des documents mortuaires pour deux régions de 1 Afrique septentrionale, l’Égypte et l’Algérie. L’ouvrage du D Sclinepp sur VÉgypte^ nous donne quelques chiffres s’éten- dant de 1857 à 18GO et comprenant 307,496 décès indigènes. Les mois extrêmes sont décembre et juillet. Les quatre mois de décembre, novembre, avril et octobre comptent le plus grand nombre de décès, tandis que ceux de juin, juillet et août sont les plus salubres. La répartition par saison donne pour l’hiver les 26,13 7,) du nombre total des décès; l’automne vient immé- diatement après, quant au nombre des décès, les 26,10 7q. Puis le printemps, qui en a presque autant 25,13 7^, et enfin l’été, qui est la saison salubre n’en forment que les 22,64 7,. Ainsi donc, mortalité hivernale et automnale, salubrité printanière et surtout estivale. ]\Iais la différence entre les saisons est peu l)rononcée, comme on vient de le voir. Les villes du Caire et d’x\lexandrie nous présentent une ré- partition mensuelle de la mortalité qui diffère de celle que nous venons de signaler pour l’ensemble du pays. En effet, au Caire, les mois extrêmes sont août pour le plus grand nombre de dé- cès, et juillet pour la plus faible mortalité. Mais les mois ne se suivent pas avec la régularité que nous avons signalée presque partout ailleurs ; à côté d’août, qui est le plus chargé en décès, vient juillet qui est au dernier rang, ce qui tient sans doute à ce que ces documents ne portent que sur deux années. Les sai- sons se rangent dans l’ordre suivant : P’ l’hiver vient au pre- mier rang, avec les 27,03 7^ ; 2 l’été, avec 25,88 7« ; 3 le prin- temps, 23,94 7o; 4° l’automim qui compte aussi 23,15 7o- La ^ D'” B. Schnepp, Bu climat de VÉgypte, in-8°, 1862, p. 286.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121855_0001_0486.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


