Volume 1
Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard.
- Henri-Clermond Lombard
- Date:
- 1877-1879
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard. Source: Wellcome Collection.
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![2S (le tcMite raiinée, taudis (]ue Thiver ne compte (lue les 21,P 7,,. La saison des ])iiiies de juin à septembre est l’époque la i)liis insalubre, par contre la saison froide et sèche de novem- bre à février est l’époque la moins chargée en décès. Nous ne possédons que peu de documents sur l’Amérique du Sud, à rexception du CMU, où, sur une moyenne de dix années nous voyons le printemps être la saison la plus chargée en décès et l’automne être la plus salubre, l’hiver occupant le troisième rang à cet égard et l’été le second. Résultats presque identi- ques à ce que nous observons dans l’hémisphère boréal, où nous voyons la mortalité augmentée par le froid antécédent de l’hiver et diminuée par les chaleurs de l’été là où la malaria ne vient pas transposer le résultat des influences atmosphériciues. N’ou- blions pas de rappeler que les saisons sont renversées dans l’hé- misphère austral où l’on a, pour l’été, décembre, janvier et fé- vrier et ainsi de suite pour les autres trimestres. C’est ce que nous avons fait pour la colonie de Victoria dans la Nouvelle-Galles du Sud, où, sur une moyenne de dix ans, nous avons eu les proportions suivantes : L’été, c’est-à-dire décembre, janvier et février est au premier rang de la mor- talité, et le printemps au dernier, l’automne se rapprochant de l’été et l’hiver du printemps. Janvier et octobre sont les deux mois extrêmes et les quatre mois chauds l’emportent de beau- coup sur les quatre mois froids dans la proportion de 40987 à 28051 décès. Après ce long voyage au travers de l’Europe, de l’Asie, de l’iifrique, des deux Amériques et de l’Australie, nous pouvons conclure de l’ensemble des faits que dans les deux hémisphères le froid agit pour augmenter la mortalité, non-seulement pen- dant l’hiver, mais aussi et le plus souvent pendant le printemps, qui succède à l’hiver. D’autre part, nous avons vu la chaleur diminuer presque partout la mortalité, aussi bien pendant l’été que pendant l’automne, qui succède aux mois chauds. Les excep- tions à cette loi sont causées ou par la réunion de la chaleur à la sécheresse, qui en bien des pays rendent l’été insalubre, ou par l’influence de la malaria, qui augmente la mortalité pendant et après les chaleurs, c’est-à-dire en été et en automne. Cette influence tellurique se montre aussi bien sur les bords septen- trionaux de la Baltique, ainsi qu’on le voit à Stockholm ou sur les côtes occidentales de la Hollande, non loin des bouches de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121855_0001_0491.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


