Volume 1
Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard.
- Henri-Clermond Lombard
- Date:
- 1877-1879
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de climatologie médicale, comprenant la météorologie médicale et l'étude des influences physiologiques, pathologiques, prophylactiques et thérapeutiques du climat sur la santé / par H.-C. Lombard. Source: Wellcome Collection.
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![pour les pays du nord, l’intluence fâcheuse du froid est encore assez prononcée. 5® J)e trois à six mois et de six à douze mois^ la chaleur de- vient toujours plus délétère, surtout dans les pays du midi où la disproportion entre les décès de la saison chaude et ceux de la saison froide devient de plus en plus marquée, alors que les ])arties centrales de l’Europe sont encore sous l’influence du froid. 6® Pendant la seconde année, c’est-à-dire entre 12 et 24 mois, l’on obtient des résultats inverses suivant que l’on observe les pays du nord ou ceux du midi. Pour ceux-ci, c’est la chaleur de l’été qui occasionne le plus grand nombre des décès ; pour ceux- là, c’est la fin de l’hiver et le commencement du printemps qui sont l’époque de la plus forte mortalité. 1° Entre deux et six ans, l’hiver et le printemps sont encore les saisons les plus meurtrières dans le nord et le centre de l’Eu- rope, tandis que l’été et l’automne sont l’époque de la plus forte mortalité dans les régions méridionales. De cinq à dix ans, la force de résistance aux influences atmosphériques est très-notablement augmentée, de telle ma- nière que les différences entre les saisons extrêmes sont beau- coup moins considérables que pendant la première enfance. Cette remarque s’applique surtout aux enfants du nord et du centre de l’Europe qui succombent encore en assez grand nom- bre pendant la saison froide, mais chez lesquels la différence entre les saisons extrêmes est beaucoup moins grande que pour les enfants du midi. Pour ceux-ci, la saison chaude de l’été et tempérée de l’automne sont les époques les plus meurtrières, et avec une disproportion aussi grande que chez les enfants moins âgés. 9® Entre dix et vingt ans, la force de résistance l’emporte dé- cidément sur l’influence délétère des saisons ; aussi voyons-nous les extrêmes se rapprocher et les différences de saison à saison s’amoindrir graduellement au nord et au midi. Le nombre des décès de l’hiver ou du printemps et celui de l’été ou de l’au- tomne ne diffère que de quantités peu considérables, surtout au nord et au centre, tandis que dans le midi de l’Europe la cha- leur est toujours plus meurtrière que le froid.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28121855_0001_0555.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


