Lettres de Pinel : précédées d'une notice plus étendue sur sa vie / par son neveu Casimir Pinel.
- Philippe Pinel
- Date:
- 1859
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Credit: Lettres de Pinel : précédées d'une notice plus étendue sur sa vie / par son neveu Casimir Pinel. Source: Wellcome Collection.
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![(lecin crlèhie, vint visilor la France, et présenta sa famille à railleur de la Nosograpliie. Pinel avait des lettres de recommandation pour Cousin, chez leijuel il se présenta dès son arrivée. Ce gi'and géomètre, frappé des connaissances étendues de Pinel en i)ialiiémati(]ues, s'eni})ressa de lui procurer des élèves dont les leçons, convenablement rétri- buées, lui assuraient une honorable aisance et le mettaient à même de pouvoir se livrer à l'étude des lettres, des sciences et surtout de la médecine. • Le hasard voulut (|ue Pinel habitai la maison où était un jeune étudiant fort sUidieu.x, pour le([uel il sentit une sympathie des plus vives, ((ui fut pleinement partagée; il s'établit enire eux une étroite et durable amitié; cet ami de mon oncle était l'excellent Desfonlaines, devenu plus tard professeur de botani(pie au Jardin des plantes, et membre de l'InsliUil. liienlôl la positilion de Pinel devint encore plus indépendante, et il put se passer de donner des leçons de mathématiques ; dès lors, il suivit plus assitlùment les hôpitaux, fiéquenta les biblio- thèques el les académies, traduisit des ouvrages, écrivit dans plu- sieui'S recueils scienliliques, notamment dans le JoufiNAL de Paius où il fit paraître des articles nombreux de médecine, de physi(jue el de philosophie, exerça la médecine, eut une clientèle peu nombreuse niais choisie. Vers la fin de 1782, il fut chargé de la direction de la Gazette de santé, où j'ai déjà dit (ju'il publia une partie de son Traité d'hygiène. En 1784, il traduisit de l'anglais les InslUulions de médecine pratique de Cullen, traduction qui lui hit payée, comme il nous l'apprend, 1,000 francs, et qui parut en 17(Sd el non en 1781, comme le disent les biographes. Les études philoso1:)hiques el mathématiques de Pinel l'avaient porté naturellement à méditer les œuvres de liorclli, pour les- quelles il s'était passionné. On sait que le médecin na|)olitain avait cherché à appliquer avec un grand laknt, el souvent avec succès, les lois de la slati(pie et de la mécani(iue à la physiologie. Le mé- decin h'ançais avait composé deux mémoires, l'un relatif aux mou- vements partiels des extrémités, qu'il avait lu à la Société royale de Montpellier, en 1777; l'autre aux mouvements d'ensemble, qu'il avait l'intention de lire à l'Académie des sciences de Paris; ils furent insérés en partie dans des articles de chirurgie, d'ana- tomie comparée et de zoologie, qu'd publia dans des recueils périodiques En 1785 et 1786, il avait communiqué à l'Académie des sciences des mémoires sur diverses luxations, dont des extraits furent reproduits dans les journaux scienliliques de l'époque. En 1786, il fit paraître dans le Journal de piiYSKjUEun travail sur les CAS. PINEL. 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272082_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)