Lettres de Pinel : précédées d'une notice plus étendue sur sa vie / par son neveu Casimir Pinel.
- Philippe Pinel
- Date:
- 1859
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Credit: Lettres de Pinel : précédées d'une notice plus étendue sur sa vie / par son neveu Casimir Pinel. Source: Wellcome Collection.
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![disnie et l'iiumorisme surtout à combattre dans leurs prétentions exclusives; des efforts incessants pour ramener la médecine aux vrais principes tracés par Hippocrate : telle est, en ciuelciues mots, la diirérence immense qui existe entre le livre de Corvisart et celui de Pinel, et que Hallé fit ressortir avec tant do talent. Pinel a donné un Traité sur la médecine clinique, qui a eu trois éditions de 1 802 à 1 8 I 5 ; il a écrit dansl'^'jiCî/c/opc'd/e méthodique, dans ]e Dictionnaire des sciences médicales, et dans les recueils de. l'Institut. On ne doit pas oublier que c'est à des réflexions ou à des consi- dérations sur l'inflammation, faites par Pinel en '1791, que le Traité des membranes dut sa naissance, et que, comme le dit Dupuytren, une étincelle de son çfénie alluma celui de Bicliat. Pinel avait été appelé dès 1794, au moment de la création de l'Ecole de santé, à la chaire d'hygiène, conjointement avec Hallé, puis à celle de pathologie interne, à la mort do Doublet, en 1795, et maintenu dans la même chaire lorsque la Faculté de médecine fut instituée. Nommé membre de l'Institut, en 1 803, dans la sec- tion de zoologie, chevalier de la Légion d'honneur lors de l'insti- tution de cet ordre, médecin consultant de l'Empereur en 1805, chevalier de Saint-Michel en 1818, membre honoraire de l'Acadé- mie do médecine à sa formation , il fut un des onze professeurs qu'atteignit l'ordonnance de dissolution de la Faculté de médecine, en 1 822. Pariset et Cuvier ont représenté Pinel dans une position des plus malheureuses pendant les premières années de son séjour à Paris; c'est là une erreur démentie par les lettres mêmes de mon oncle. Cuvier prétend aussi qu'il se trouvait dans un état mélanco- lique grave par suite de sa pénurie, et qu'il serait tombé dans le désespoir sans son ami Savary, qui releva son courage, et lui pro- cura quelques distractions: c'est une histoire qui n'a pas plus de fondement que celle qu'il raconte en disant que sa seule ressource pour pourvoir à ses besoins fut de se placer dans un établissement d'aliénés. Il ne demeura jamais dans la maison Belliomme, el en fut simplement le médecin. Ce qu'il y a de très positif, c'est qu'il trouva, dès son arrivée à Paris, par l'entremise de Cousin, comme je l'ai déjà dit, des leçons de mathématiques dont les honoraires suffisaient amplement à ses goûts simples et modestes; sa corres- pondance ne laisse à cet égard aucune espèce de doute. Pinel avait fait connaissance avec la plupart des hommes célè- bres dans les lettres et dans les sciences de cette époque, avec d'Alembert, Condorcet, Hallé, Lavoisier, P)erthollet, Labillardière, Daubenton, Savary, Fourcroy, Thouret, Cabanis, Roussel, etc., et s'était lié avec plusieurs d'entre eux. Ces deux derniers l'intro-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272082_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)