Excursion chirurgicale en Angleterre : lettres addressées à M. le Professeur Bouisson / par A. Courty.
- Courty, A. (Amédée Hippolyte Pierre), 1819-1886.
- Date:
- 1863
Licence: Public Domain Mark
Credit: Excursion chirurgicale en Angleterre : lettres addressées à M. le Professeur Bouisson / par A. Courty. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![P i] s fî ] ils dressent, comme ils l’entendent, le programme des études sans avoir de compte à rendre au gouvernement. Chaque Université se compose d’une série de Collèges, dont chacun est absolument indépendant de tous les autres, et peut librement faire ses règlements ou administrer ses propriétés. » Tel est le système d’éducation qui prépare la jeunesse anglaise à la pra¬ tique de celte liberté disciplinée dont elle est destinée à présenter l’image !» Mais jetons un coup d’œil sur l’exercice de la médecine, avant do parler de son enseignement, dont l’organisation est moins ancienne. A proprement parler, la pratique de la médecine est libre et tout le monde a le droit d’exercer. Le premier venu peut voir des malades, leur donner des conseils et leur vendre des médicaments; seulement il ne peut pas prendre le litre de médecin ou de chirurgien , c’est un délit prévu par une loi récente (l’acte de Registration médicale) et puni d’une amende insignifiante. Avant cet acte, chacun pouvait prendre impu¬ nément le titre de médecin. Il va sans dire que les positions oflicielles n’ont été accordées, de tout temps, qu’aux personnes dûment diplô¬ mées; que les tribunaux ont toujours exigé des grades chez ceux qui avaient recours en-justice, etc., etc. Mais l’exercice pur et simple est, en ce moment comme jadis, libre comme l’air. La nouvelle loi, qui date de d858 ou 59 est un progrès : elle est le premier effort de législation d’ensemble qu’on ait fait en Angleterre en matière de médecine. Elle institue un Conseil supérieur et un Registre général qui fait foi officiellement et empêche l’usurpation des titres : voilà tout. Le conseil supérieur est composé de membres pris dans toutes les universités et toutes les corporations. Le but principal de la nouvelle loi,c’est la fondation de ce conseil qui donne des avis sur l’éducation des élèves, et l’établissement du registre général des médecins des Trois Royaumes. Nul n’est inscrit sans justifier d’un diplôme octroyé par un corps quelconque reconnu par le conseil. Nul n’est officiellement mé¬ decin s’il n’est porté sur ce grand-livre. Nul ne peut, en l’absence de cette inscription, prendre le titre de médecin ou de'chirurgien. Mais Vexercice n'est point réprimé, pourvu qu’on n’usurpe point de titre. Il est évident quejusqu’ici la mesure est presque illusoire. Mais, pour ceux qui veulent exercer officiellement la médecine, quel est le moyen d’avoir un titre ?—C’est de se faire recevoir dans une des trois corporations des médecins (phgsicians), des chirurgiens {surgeons) ou des pharmaciens (apothecnries). Ces corporations, déjà très-anciennes, n’ont reçu dans leurs règlements que des améliorations légères, néces¬ sitées par le progrès et la marche du temps; mais elles sont restées , depuis leur institution, établies pour ainsi dire sur les mêmes bases,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30565893_0085.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)