Recherches anatomiques et physiologiques sur l'organe de l'ouïe et sur l'audition dans l'homme et les animaux vertébrés / Par Gilbert Breschet.
- Gilbert Breschet
- Date:
- 1836
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Credit: Recherches anatomiques et physiologiques sur l'organe de l'ouïe et sur l'audition dans l'homme et les animaux vertébrés / Par Gilbert Breschet. Source: Wellcome Collection.
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![Indiquées parles anatomistes., mais fort imparfaitement connues, et sous des dénominations qui causaient de la confusion. Nous avons en outre fait l’histoire de parties jusqu’alors inaperçues, et nous avons cherche à déterminer les fonctions de diversss portions du labyrinthe, et à expliquer certains phénomènes de l’audition dont on n’avait pas encore donné la raison. i° Ainsi nous avons distingué le labyrinthe osseux du laby- rinthe membraneux ; 2° nous avons nommé les conduits osseux semi-circulaires, canaux semi- circulaires, et les conduits membraneux, tubes semi - circulaires, pour éviter toute con- fusion; 3° dans le vestibule nous avons distingué le sinus mé- dian ou sinus utriculeux, du sac ou sacculus, et nous avons vu qu’en outre de ces deux poches, il en existe deux autres, le qu auparavant. On pent donc ] résumer qoe si l’alcool donne un son pins grave que l’ammoniaque de meme densité, comme nous venons de l’indiquer, c’est que la compression du premier liquide est plus grande que celle du second. » M. Poisson, dans son mémoire inséré aux Annales de Chimie et de Physique, août i83o, a fait sentir que la compressibilité des liquides a beaucoup d’analogie avec celle des corps solides parfaitement élastiques. » D après cette analogie, on conçoit que l’eau contenue dans un verre d’harmonica vibre avec lui tout en modifiant sa résonnance ; mais on comprend en même temps que si l’on remplace l’eau par nn liquide gazeux, celui-ci, étant très-compressible, ne pourra s’identifier avec le verre, sur lequel il devra peser alors à peu près comme l’étouffoir sur la corde d’un piano ; on sait en effet, depuis long-temps, sans que l’on ait pu encore l’expliquer d’une manière satisfaisante , qu’un veri e rempli de vin mousseux ne raisonne que très-imparfaitement tant que l’effervescence du liquide a lien. “ D’après plusieurs de ces observations, ne doit-on pas présumer que, si l’oreille de certaines espèces ajnphibies est construite de façon que l’air contenu dans la caisse tympanique peut, ainsi que le fait re- marquer M. Breschet, être remplacé par l’eau, lorsque l’animal est plongé sous ce liquide, c’est que , par cette faculté, l’individu procure à la partie fluide de son système auditif une élasticité plus ana- logue à celle du milieu qu’il habite alors, et dont sans doute il perçoit ainsi plus facilement et plus net- tement les vibrations ? » Nous terminerons cette note par les réflexions suivantes sur l’oreille humaine, que d’après sa struc- ture compliquée on doit croire susceptible de recevoir les ébranlemens les plus variés qui puissent être produits dans l’atmosphère. » Si 1 on considère que l’eau vibrant dans un verre d’harmonica ne donne pas de son hydraulique ap- préciable, et qu’au contraire cet effet sonore parait susceptible de se produire facilement avec l’eaucontenuc dans des vases ayant la forme de tubes, qu’en outre la rigidité des parois semble favorable à la vibration globulaire, et qu’enfin c’est dans les tubes courbés en siphon que le mouvement vibratoire de l’eau parait ?roir le plus d analogie avec celui des fluides élastiques , ne devrait-on pas trouver remarquable : 1° que 1 humeur liquide de notre oreille interne soit contenue en partie dans des espèces de tubes; 2° que ces tubes ou canaux soient osseux et par conséquent de matière rigide; 3° enfin que certains de ces tubes, 1,-h que les canaux semi-circulaires, aient précisément une courbure assez analogue à celle d’un siphon i1 » l7](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22011274_0137.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)