Moyens pratiques de combattre la propagation de la tuberculose.
- France. Commission de la tuberculose.
- Date:
- 1900
Licence: Public Domain Mark
Credit: Moyens pratiques de combattre la propagation de la tuberculose. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University.
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![détruire les crachats; stériliser le linge de corps et les vêtements ; donner, en un mot, toutes les instructions nécessaires pour assurer dans les meilleures conditions possibles l'hygiène du tuberculeux à domicile, et préserver de la contagion ceux qui l'en- tourent et dont il ne veut ou ne peut se séparer. « Je voudrais que chaque dispensaire fût dirigé par un médecin spécialement instruit en vue des fonctions qu'il devra remplir et ayant fait un stage suffisant dans les laboratoires de bactériologie pour être en mesure d'examiner lui-même régulièrement les cra- chats de ses malades et de contrôler l'efficacité des désinfections qu'il aura prescrites. « Il va sans dire que tous les dispensaires seraient pourvus des instruments et appareils utiles pour l'observation rigoureuse des malades (microscope, bascule, dynamomètre, etc.) et que chaque ouvrier immatriculé, passant d'une circonscription dans une autre, y serait suivi par un dossier clinique. « L'organisation administrative des dispensaires serait, à mon avis, avantageusement confiée aux municipalités, au moins dans es grandes villes, avec un contrôle de l'Etat et sous la réserve qu'une loi rendrait leur création obligatoire dans toutes les agglo- mérations ouvrières de quelque importance. « Les dépenses de premier établissement seraient évidemment peu considérables, mais leur entretien exigerait des sacrifices pécuniaires importants, en raison surtout de la nécessité de subvenir aux besoins des familles des ouvriers malades. D'après mes calculs, très approximatifs, chaque ouvrier soigné ou surveillé par le dispensaire, y compris les secours distribués à domicile, coûterait en moyenne 3 francs par jour d'invalidité. » La Commission a pensé que ce projet méritait toute son appro- bation. Les dispensaires permettraient de porter des diagnostics précoces, de dépister des tuberculeux qui se présenteraient volon- tiers aune consultation externe alors qu'ils n'iraient frapper ni à la porte d'un sanatorium, ni à celle d'un hôpital. Quant aux malades dont l'état serait] déjà plus grave, qui ne pourraient être admis ni au sanatorium ni à l'hôpital, ou se refuseraient à y entrer, ils trouveraient tout au moins au dispensaire l'indication des mesures prophylactiques qu'ils auraient à prendre pour ne pas contaminer ceux qui les entourent.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21011060_0470.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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