Quelques considérations sur les fistules à l'anus : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 novembre 1837 / par Queignard (Jean-Baptiste).
- Queignard, Jean Baptiste.
- Date:
- 1837
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Credit: Quelques considérations sur les fistules à l'anus : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 novembre 1837 / par Queignard (Jean-Baptiste). Source: Wellcome Collection.
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![de Irailrmenl: \es caustiques, la ligature, la compression excentrique et Vincision. Les deux dernières sont presque seules usitées aujourd’hui, et c’est aux chirurgiens français que l’on doit leur perfecliuriinemcnf. Cependant comme les caustiques et la ligature sont.encore quelque- fois mis en usage par des praticiens obstinés à ne pas vouloir suivre les progrès de la science, que d’ailleurs c’étaient les modes de traitement le plus en usage, nous en dirons ici quelques mots. Caustiques, Les anciens, persuadés que les callosités étaient le seul obstacle à la guérison des fistules, employaient pour les détruire le cautère actuel ou des trochistjucs d’une substance caustique ^ moyens douloureux qui peuvent donner lieu aux plus graves accidents, à cause du voisinage des organes importants logés dans le bassin, et qui, occa- sionnant par leur action une perte de substance considérable, loin de guérir la maladie, ne faisaient la plupart du temps que l’aggraver. Aussi nous croyons que l’on ne doit les mettre en usage, que lorsque les malades sont assez pusillanimes pour n’oser se déterminer à aucune autre méthode de traitement. . . ‘Ligature, La crainte de l’hémorrhagie a fait imaginer la ligature; elle fut en grand crédit autrefois, mais aujourd’hui elle est pour ainsi dire entièrement abandonnée par les praticiens. M/ Bougon 'oulut la ressusciter en 1824, dans l’hôpital de perfectionnement, sur un sujet jeune et vigoureux, mais bientôt il fut obligé .de retirer la ligature qui, après trois semaines, n’avait produit (pi’un mince résultat, tout en causant pendant ce temps des douleurs très-vives qui allaient toujours en croissant. D’ailleurs, dans le cas où il y aurait plusieurs brides, plusieurs clapiers, il est fort douteux que la ligature puisse cire suivie de succès. Nous ne nous appesantirons donc pas sur les différents moyens et les nombreux procédés qui ont été proposés pour la prati- quer et qui sont entièrement tombés en désuétude : nous nous conten- terons d’indi(]uer le procédé de Desault. Il est presque indiffér» nt d’employer un fd ciré, desoie, de plomb ou d’argent de Coupel ; pour l’introduire, on fait coucher le malade sur le bord du lit, du côte correspondant à la fistule, la cuisse du côté opposé un peu plus fléchie que l’autre. Alors, les fesses étant écartées par un aide, le chirurgien](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22360396_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


