Deuxie monographie : maladies gales et diathe avec recherches nouvelles sur les inflammations, les diathes purulentes, les gangres, les brulures, les froidures, les plaies par armes feu, etc. / par P.-N. Gerdy.
- Pierre Nicolas Gerdy
- Date:
- 1853
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Credit: Deuxie monographie : maladies gales et diathe avec recherches nouvelles sur les inflammations, les diathes purulentes, les gangres, les brulures, les froidures, les plaies par armes feu, etc. / par P.-N. Gerdy. Source: Wellcome Collection.
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![impérieusement la ligature que les artères. Il suffit quelquefois d'une légère torsion {immhso uncino extendat ac moderate ipsum [vas] obtorqueai)-^ sinon, on peut diviser transversalement le vaisseau dont les bouts se rétractent dans les parties molles. Mais il vaut mieux lier l'artère du côté de sa racine, c'est-à- dire du côté du foie ou du cœur, en bas pour le cou, en haut pour les membres, puis couper au delà de la ligature. Nous n'entrerons pas dans plus de détails, et surtout nous ne suivrons pas Galien dansl'énuméra- tion des moyens hémostatiques, empruntés à la phar- macie. 11 nous suffit d'avoir démonlréque les anciens savaient distinguer l'hémorragie des artères de celles des veines, qu'ils connaissaient le mécanisme de l'oblitération par un caillot, et, enfin, qu'ils combat- taient l'écoulement sanguin par l'application du doigt, la compression, les réfrigérants, les astrin- gents, la caustication, ia cautérisation, la section transversale, !a ligature simple ou double, avec sec- tion du vaisseau, et la torsion. Bien que ces principes fussent connus par les au- teurs du moyen âge et de la renaissance, puisqu'ils les reproduisent en quelque sorte à la façon des co- pistes de profession, sans les comprendre, ce n'est réellement qu'à partir d'Ambroise Paré que la liga- ture fut, chez nous, remise en honneur; et l'on peut voir dans les œuvres de l'illustre chirurgien français quelles attaques passionnées cette découverte, ou mieux, cette résurrection lui coûta. Admise enfin après de longs débats, la ligature a donné lieu à d'intéressantes recherches, relatives au mécanisme de l'oblitération des vaisseaux, et aux- quelles ont pris part, dans le siècle dernier, J.-L. Pe- tit, Pouteau, Morand, etc.; et, dans celui-ci, Jones, -Béclard, Manec, etc.. Nous n'avons, du reste, sur](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21054113_0848.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)