Maladies du système nerveux: atrophies musculaires et maladies amyotrophiques : conférences faites à la faculté de médecine de Paris ... / par le Dr. F. Raymond.
- Fulgence Raymond
- Date:
- 1889
Licence: Public Domain Mark
Credit: Maladies du système nerveux: atrophies musculaires et maladies amyotrophiques : conférences faites à la faculté de médecine de Paris ... / par le Dr. F. Raymond. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Augustus C. Long Health Sciences Library at Columbia University and Columbia University Libraries/Information Services, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the the Augustus C. Long Health Sciences Library at Columbia University and Columbia University.
95/538 page 81
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![qu'une intensité secondaire; la substance contractile (fibrilles) des faisceaux, primitifs, ou bien récupérera sa structure normale, ou bien sera régénérée à la faveur du travail de rénovation qui s'empare des corpuscules musculaires. Une fois cette régéné- ration terminée, le trouble fonctionnel, paralysie ou gêne des mouvements, disparaîtra à son tour ; tout au plus subsistera-t-il une tendance à la contracture, résultant de l'irritation qu'exerce sur les fibres contractiles du muscle le tissu conjonctif de nou- velle formation. Etiologie. — Je viens de vous exposer par quel mécanisme se développent les atrophies musculaires circonscrites, consécutives à une lésion traumatique d'un nerf. Je dois ajouter que les choses se passent sensiblement de même, pour ce qui concerne le développement de l'atrophie musculaire, lorsque celle-ci succède à quelque autre lésion d'un nerf, et comme telles je vous citerai : la compression d'un tronc nerveux par une tumeur, un cal vicieux, un os luxé ; les lésions inflammatoires qui envahissent un nerf par voie de contiguïté, comme il arrive par exemple pour les nerfs intercostaux, dans les cas de pleurésie simple ou tuberculeuse, de rhumatisme articulaire, de périostite, de carie osseuse. La névrite peut encore être le fait d'une intoxication aiguë, parla vapeur de charbon par exemple, ou chronique (alcoolisme, saturnisme); elle peut être une des conséquences d'une infection microbienne (fièvre typhoïde, diphtérie, syphilis, etc.). Je dois dire que]dans ces diverses circonstances, l'atrophie musculaire n'est ni aussi cons- ante, ni aussi prononcée que dans le cas d'une lésion qui entraine une interruption complète des conducteurs chargés de transmettre l'influx nerveux des centres spinaux aux muscles. Je dois dire aussi que les névrites et les atrophies musculaires consécutives, engendrées par certaines de ces causes — alcoohsme, intoxica- tions, infections microbiennes — n'affectent pas habituellement le caractère circonscrit; ce sont des névrites multiples, et les atrophies musculaires qui en dépendent sont ou progressives ou diffuses; comme telles, elles seront étudiées ultérieurement. Enfin, je vous rappelle un point d'étiologie et de pathogénie que je vous ai signalé dans ma dernière leçon : une irritation continue s'cxerçant sur des terminaisons ner\euses,au voisinage d'une jointure malade, peut engendrer de Tatrophie musculaire, sur place ou à distance, sans produire des altérations perceptibles MALADIES DU SYSTÈME >'ERVEUX. 6](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21209911_0095.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)