Volume 1
Chirurgie du rectum / par E. Quénu et H. Hartmann.
- Quénu, Edouard André, 1852-1933.
- Date:
- 1895-99
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Credit: Chirurgie du rectum / par E. Quénu et H. Hartmann. Source: Wellcome Collection.
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![tiuales, les sphincters, le tissu cellulaii^e et les téguments. Primitive- ment, il avait pour but, considérant la fissure comme la cause des douleurs, de la convertir en une plaie simple ; plus tard il s'est décidé à inciser latéralement sans tenir compte de la fissure, qui a toujours disparu d'elle-même après l'opération (1). Les Anglais (Hilton, Bail, etc.) recommandent de se servir du spécu- lum pour inciser l'ulcère de dedans en dehors. Allingham est partisan de l'incision profonde du sphincter. Boyer pratiquait, on le voit, l'incision profonde; son opération a, depuis, su])i maintes modifications. Dupuytren, Gopeland, etc., pi-éeoni- sèrent l'incision superficielle (2); Blandin, Demarquay, J. Guérin, l'in- cision sous-muqueuse du sphincter; Jol)ert, l'excision de la muqueuse. Actuellement, l'incision compte encore parmi ses partisans la plupart des chirurgiens anglais (3). En France, nous la réservons aux cas où la dilatation a éelioué ; dans ces conditions spéciales, nous avons, avec succès, pratiqué l'ex- cision de la fissure, suivie d'une réparation immédiate. La dilatation est, assurément, le procédé de choix ; ses suites sont de courte durée, elle ne retient le malade au lit que un ou deux jours ; elle est, dans la plupart des cas, suivie d'iuie guérison complète. Récamier voyait dans la dilatation, une soi'te de massage des mus- cles contracturés ; mais dans le premiei' cas qu'il traita de la sorte il fit la dilatation non pour guérir la fissure ou la contracture, mais afin d'avoir plus de facilité à exciser des portions de nuiqueuse décollées et (1) La dilatation a rencontré beaucoup d'adversaires à ses débuts, il est instructif à ce point de vue de lire les comptes rendus de la Société de chirurgie de 1849. Monod, Huguier, Maisonneuve, etc., en étaient les défenseurs, Chassaignac le principal adver- saire ; Gosselin ne montrait que peu d'enthousiasme pour la dilatation, il écrit plus tard {Gn:. des hôp., p. 3()2, 1860) qu'il a plusieurs fois combiné les deux méthodes, c'est-à-dire qu'il a f;ut d'abord la dilatation, puis séance tenante il a incisé la fissure devenue facile à voir. A l'étranger, la dilatation était combattue par Curling, Holmes, qui la considéraient connue non chirurgicale. (2) Copeland prétendait limiter son incision à l'épaisseur de la muqueuse; Curling, qui adoiste sa technique, émet l'avis que l'incision, si peu profonde qu'on la fasse, intéresse tou- jours quelques fibres du sphincter (Cukling. Dublin hosp. Gaz., 1855, p. 137). De parti pris, Dupuytren entamait les fibres superticielles du sphincter. (3) Allingham réserve la dilatation aux simples fissures de la marge recouvrant le sphincter externe, aux fissures des phtisiques, des cachectiques, etc.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21535723_0001_0463.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


