De la pellagre et de la folie pellagreuse / [A. Brierre de Boismont].
- Alexandre Jacques François Brière de Boismont
- Date:
- 1834
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Credit: De la pellagre et de la folie pellagreuse / [A. Brierre de Boismont]. Source: Wellcome Collection.
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![viij avis. gnées jusqu’à nous ( i ); ces premiers points établis, nous nous sommes occupé de la recherche des cau¬ ses, C’est en parcourant le Milanais, ses villes et surtout ses campagnes, que nous sommes arrivé à conclure que la privation des choses nécessaires, indispensables à la vie, était la grande cause génératrice de la Pella¬ gre. La thérapeutique découlait évidemment de la connaissance de ce fait. Pour mettre cette vérité dans tout son jour, nous avons passé en revue les innom¬ brables remèdes que la médecine pharmaceutique avait tour à tour préconisés; cet examen, en nous mon¬ trant l’impuissance des médicamens, nous a révélé l’in¬ fluence de l’hygiène. Ce que nous avons constaté pour la Pellagre, nous pourrions le dire de la fièvre des camps, des prisons, des hôpitaux; du scorbut, de la dysenterie des armées; des fièvres intermittentes des marais, de la lèpre, de la peste et d’une foule d’autres affections. Quels sont fes médicamens qui ont triomphé de cçs affreuses maladies ? Les moyens hygiéniques. Un médi¬ cament peut bien, dans cescas, arracher quelques victi¬ mes à la mort; l’application des lois de l’hygiène pré¬ vient l’apparition de pareils fléaux, ce qui est d’une tout autre importance. En prouvant donc que le meil¬ leur moyen de faire disparaître la Pellagre, ou du moins de l’arrêter dans ses développemens, était l’observation de quelques préceptes hygiéniques que nous avons formulés, nous croyons avoir mieux compris les vues de l’académie, que si nous avions découvert un médica¬ ment. C’est pénétré de cettë double conviction que nous avons rhonneur de soumettre à l’illustre assemblée notre travail, dont les faits principaux sont appuyés sur dès observations choisies, recueillies au grand hôpi¬ tal de Milan et dans plusieurs autres lieux. Un exposé historique préliminaire fera d’ailleurs facilement sai¬ sir les points de contact de notre mémoire, avec les travaux des Italiens, ceux par lesquels ils ën diffèrent, etles.perfeetionemens que nous croyons avoir apportés à cette partie de Part de guérir. ; ' • . - * . i \ , ■< ) • • » > f, \ * t - ] , / < m h t ; ’•> i. <* - ■ ■ ; (i) 4brégà pratique dep. maladies de, la peau ; ouvrage cité, p.429.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31872827_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


