Licence: Public Domain Mark
Credit: De l'action de l'arsenic sur la peau / par le dr Imbert-Gourbeyre. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
117/152 (page 109)
![— 10,) — l'ipéca et l'essence de roses? C'est encore une erreur que d'arg-uer de ]a rareté d'un symptôme. Cette rareté ne tient souvent qu'à notre défaut d'observation, et ce qui paraît rare, peut être en réalité fréquent. L'histoire de l'arsenic en fournit de nombreux exemples. Le tremble- ment arsenical est un accident rare, surtout à dose mé- dicinale; pour mon compte, je ne l'ai jamais vu; il n'en est pas moins très-positif et cela doit suffire en bonne patholog-ie. Le D' Maschka va plus loin. Il veut expliquer g-rand nombre de phénomènes cadavériques par ce qu'il appelle la loi dévaporation des hquides qui a lieu après la mort. Suivant le médecin allemand, la chute des cheveux dans l'empoisonnement arsenical est commune à divers g-enres de mort; elle ne dépend nullement de l'action de l'ar- senic sur les cheveux, mais bien de l'évaporation des liquides post mortem (Prag. viertel^ 1851.) L'explication de Maschka est contredite par ce simple fait que dans la plupart des cas cités plus haut, la chute des cheveux a eu lieu pendant la vie, ce qui dépose en faveur de l'action directe de l'arsenic et permet aussi d'y rattacher l'alo- pécie constatée après la mort. Ce qui le prouve encore mieux, c'est l'analyse chimique qui a constaté plus d'une fois la présence de l'arsenic dans les cheveux même. En résumé, la chute des cheveux est un phénomène arsenical. Ce symptôme se produit à doses toxiques comme à doses médicinales très-minimes. On l'a con- staté à dose infinitésimale, puisque le D' Kirchg*asser, qui a le mieux étudié l'empoisonnement arsenical dû au séjour dans les chambres peintes ou tapissées en vert de Scheele, affirme que, dans les cas g-raves, les che- veux deviennent secs et tombent. Hahnemann n'en parle qu'en mentionnant Baylies (1). Cet accident](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21060320_0117.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)