Traité théorique et clinique de la dysenterie, diarrhée et dysenterie aigües et chroniques / par L.-J.-B. Berenger-Feraud.
- Date:
- 1883
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Credit: Traité théorique et clinique de la dysenterie, diarrhée et dysenterie aigües et chroniques / par L.-J.-B. Berenger-Feraud. Source: Wellcome Collection.
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![t. Il, p. 326 ; mais en la lisant nous voyons que le savant méde- cin irlandais, tout en ayant parfaitement bien constaté les phé- nomènes de la redite, ne s’en était pas rendu un compte exact et, avait passé pour ainsi dire à côté de la maladie sans se douter de son existence. La maladie se rencontre assez souvent cependant, et une preuve entre cent que nous puissions donner de la fréquence de cette rectite, c’est que Haspel, dans les maladies de l’Algérie, la dé- crit presque complètement dans sa première forme de la dysenterie printanière [loe. cit. t. II, p. 15) et dit : « Elle est assez commune en Europe et s’y montre sporadiquement. « Répétons encore qu’en lisant ce passage on constate que les phénomènes morbides n’étaient pas spécifiés pour lui d’une ma- nière suffisamment claire. Haspel ne voyait pas encore comme d’Ormay l’a fait depuis, les caractères qui la constituent et la séparent des autres variétés de la dysenterie proprement dite. Une fois la rectite dysentérique bien étudiée sous le rapport de ses symptômes comme de la lésion anatomique, l’esprit n’a pas eu grand travail à faire pour reconnaître des phénomènes analogues dépendant d’un autre point du gros intestin, et la colite dysentérique s’est trouvée spécifiée, facto ipso de telle sorte qu’au]ourd’liLii les flux de transition dont nous parlons se partagent tout naturellement en deux grandes catégories : 1“ la rectite, 2° la colite. Cette dernière pourrait peut-être être partagée en trois sous-catégories ; A. la cœcite et la colite as- cendante ; B. la colite transversale ; C. la colite descendante et celle de l’S iliaque. Mais une pareille subdivision serait, je crois, excessive. Il suffit de savoir que, suivant que la lésion portera sur telle ou telle portion du gros mtestin, il y aura une diffé- rence en plus ou en moins dans l’intensité de tel ou tel phéno- mène morbide, sans avoir besoin de faire trois descriptions sé- parées de l’affection.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986241_0077.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


