Volume 1
Oeuvres complètes d'Ambroise Paré / revues et collationnées sur toutes les éditions, avec les variantes; ornées de 217 planches et du portrait de l'auteur; accompagnées de notes historiques et critiques; et précédées d'une introduction sur l'origine et les progrès de la chirurgie en Occident du sixième au seizième siècle, et sur la vie et les ouvrages d'Ambroise Paré, par J.-F. Malgaigne.
- Ambroise Paré
- Date:
- 1840-1841
Licence: Public Domain Mark
Credit: Oeuvres complètes d'Ambroise Paré / revues et collationnées sur toutes les éditions, avec les variantes; ornées de 217 planches et du portrait de l'auteur; accompagnées de notes historiques et critiques; et précédées d'une introduction sur l'origine et les progrès de la chirurgie en Occident du sixième au seizième siècle, et sur la vie et les ouvrages d'Ambroise Paré, par J.-F. Malgaigne. Source: Wellcome Collection.
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![trouvé entre autres choses la première mention d’une pelote] métallique pour la contention des hernies. Mais sa mission était plus facile, sans avoir pour cela moins d'utilité ; et quand, après sa mort, Salerne s’enrichit de toutes scs traductions, on comprend facilement avec quelle admiration la chrétienté apprit cette grande nouvelle, qu’il existait une école chré- tienne où des maîtres chrétiens expliquaient cette médecine des Sarrasins dont les croisades venaient tout récemment de faire apprécier les ressources. Salerne était donc l’école où se rendaient tous ceux qui voulaient se mettre au niveau de la science nouvelle; les Juifs mômes élevèrent sa renommée presqu’à l’égal des écoles arabes de Cordoue et de Tolède. Dès la seconde moitié du xif siècle, Benjamin Tudela, qui visita cette ville, dit qu’ily avait bien six cents Juifs, dont plusieurs étaient renommés pour leur savoir l. § III. —XIIe Siècle. — Gérard de Crémone. — Nouvelles traductions des Arabes. Toutefois les traductions et compilations de Constantin n’avaient guère eu pour objet que la médecine interne, et son petit traité sur la chirurgie, de môme que les passages épars dans ses autres écrits qui ont trait à la môme matière, ne pouvaient ni répandre beaucoup de lumières ni exciter une bien grande émulation. L’école de Salerne s’adonnant donc à peu près uniquement à la médecine, la chirurgie demeura dans un si complet oubli, qu’à paît peut-être un petit opuscule de Maître Maurus sur la saignée 7, on ne saurait citer en Occident ni le titre d’un bon livre ni le nom même d’un chirurgien pendant tout le xne siècle. Il ne faut pas cependant croire que ce long espace de temps ait été en- tièrement perdu pour l’art. Ce fut, si l’on peut ainsi dire, une époque de préparation, et diverses causes contribuèrent à élever pour le siècle sui- vant la haute réputation des chirurgiens de l’Italie. Il fallait avant tout des livres. Le grand traité d’Ali-Abbas avait été traduit en latin à Antioche, en 1127, par Étienne le Philosophe, et sans nul doute il avait dü être rap- porté de bonne heure en Europe par les croisés ; mais ce n’était là, surtout pour la chirurgie, qu’un bien aride résumé de la pratique des Arabes. Un homme enfin se présenta pour satisfaire à ce besoin ressenti par toutes les nations chrétiennes, et pour compléter l’œuvre que Constantin n’avait fait qu’ébaucher. » Benj. itiner., edit. Elzevir, p. 16.—Hincdiei itinere Salernum venilur, scholam mc- dicorum Edomidorum.—Il ne fait cependant mention d’aucun médecin juif, à moins qu’on ne veuille prendre pour tel R. Melchiisedek, magister indynis Aiponlinus. J Maître Maurus était de Salerne, et il est cité par Gilles de Corbeil. Son traité est resté manuscrit et il y en a un exemplaire dans la bibliothèque de Bille.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22008020_0001_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


