Volume 4
Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt.
- Nicolas Jean-Baptiste Gaston Guibourt
- Date:
- 1869-1870
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![cône tronqué renversé, a sa base inférieure percée de petits trous qui ne peuvent laisser passer les sangsues : on le remplit de terre bourbeuse et l’on y place ces animaux : l’ouverture su- périeure est fermée avec une toile grossière. Si on veut expédier les sangsues, on emballe le vase dans une caisse après avoir humecté la terre. Si on veut au contraire les garder sur place, on met le fond du vase dans un baquet dont l’eau a un déci- mètre de hauteur et on l’y abandonne. La terre se délaye à la partie inférieure, tandis qu’elle reste presque sèche à la surface: les sangsues peuvent aussi choisir la zone qui leur convient le mieux, et non-seulement s’y conserver, mais encore s’y repro- duire.] SEPTIÈME CLASSE ~t LES ENTOZOAIRES. [Sous le nom d'entozoaires on réunit généralement des annelés dont la plus grande partie vivent en parasites dans le corps d’aulres ani- maux. Ils appartiennent à un certain nombre de types, distincts les uns des autres, auxquels la plupart des naturalistes donnent au- jourd’hui la valeur de véritables classes, et que nous décrirons succes- sivement sous les noms généralement usités de Nématoïdes, Trématodes, T'urbellariés et Cestoïdes. Pendant longtemps on a complètement ignoré de quelle manière ces animaux pouvaient naître et se développer dans le corps d’ôtres vivants; et quelques naturalistes avaient recours, pour expliquer leur apparition, à l’admission d’une génération spontanée. On sait mainte- nant quelles sont les conditions dans lesquelles la plupart d’entre eux se développent, et les phases successives par lesquelles ils doivent passer avant d’arriver à l’état adulte. Ces êtres singuliers, en sortant de l’œur, ne ressemblent en rien aux parents qui leur ont donné naissance : sous leur première forme, ils sont agames, et ne peuvent produire que par voie de scissiparité ou de gemmation. Quand ils ont ainsi donné une nouvelle génération d’individus, tantôt semblables à eux-mêmes, tantôt différents, ils pé- rissent ; et ce sont leurs descendants qui forment, soit en se transfor- mant eux-mêmes, soit par voie de gemmation, des individus sexués ressemblant à ceux qui ont produit les œufs. H y a donc production successive de générations, agames et sexuées, alternant entre elles de façon à ce que l’une d’elles ne ressemble ni à celle qui la précède ni à celle qui la suit, la forme adulte ne se retrouvant semblable à elle-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124005_0004_0332.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)