Volume 4
Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt.
- Nicolas Jean-Baptiste Gaston Guibourt
- Date:
- 1869-1870
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![‘lu mouton et, en comprimant cet organe, produit la maladie connue sous le nom de tournis. D’autres ténias se trouvent encore chez l’homme, mais plus ra- rement que le ver solitaire : ce sont les Taenia faoopunctata, Wcinl, le Tænianana, Sieb., Tœnia elliptica,.Batsch, qui ont tous la tôle ar- mée; enfin, le Tœnia inerme ou médiocanelié (Tœnia mediocanellata, Ktich.), dont l’extrémité antérieure est dépourvue de crochets. Le genre botriocéphale ne nous intéresse que par une seule espèce, le ténia large ou Botriocephalus latus (fig. 993). Il a la tête oblongue, pourvue pour tous suçoirs de deux fossettes longitudi- nales opposées l’une à l'autre. La tête est peu apparente, d’abord à cause de sa petitesse, ensuite parce que le cou n’est pas beaucoup moins large. La partie antérieure du corps est moins filiforme que dans le ténia et s’élargit plus promptement. Les articulations sont beaucoup plus rapprochées. Les anneaux sont par conséquent plus courts, beaucoup plus larges que hauts, et plus réguliers. Ils se distinguent aussi très-nettement de ceux du ver solitaire, en ce que l’ouverture des organes génitaux se trouve sous le mi- lieu inférieur des anneaux et non sur les bords latéraux. Le botriocéphale a de 2 à 9 mètres de longueur sur 12 à 15 mill. de large, mais on en a cité qui avaient des dimensions beaucoup plus considérables. Il est loin d’être aussi répandu à la surface du globe que le Tœnia solium. On le trouve au contraire limité dans certaines régions déterminées : il est très-commun à Genève, dans les pays baignés par la Baltique, en Russie et en Pologne, à l’est de la Vistule. On ne le connaît point à l’état de cysticerque : et l’on ignore les conditions de son existence avant qu’il soit porté dans le tube digestif de l’homme. La présence des divers entozoaires, dans le corps humain, est parfois assez difficile à diagnostiquer : un des meilleurs moyens de la constater est l’examen des œufs, qui peuvent être expulsés au dehors. Aussi ne saurions-nous mieux faire que de terminer les indications qui précèdent par le tableau suivant, emprunté à M. Davaine (1).] (I) Consulter, pour les entozoaires, P. Gervais et Van Bcneden, Zoologie médi- cale. Paris, 185!). — Davaine, Traité des entozoaires et des maladies vermi- neuses. Paris, 18G0. — Virchow, Darstellung der Lehre von der Trichinen. Berlin, 1804. — Leuckart, Untersuchungcn über Tnchina spiralis. Leipzig et Heidelberg. 1800. — Kestner, Étude sur te Trichina spiralis, Paris, 1804. — Siebold, Veher den Generationswec/iscl der Cestoden (Zeitschrift für wissenschaftlicite Zoologiet 1850, II, 198;. — Kückcnmeister, Die in und an dem Korper des lebenden Men- schen vorkommenden l'arusiten. Leipzig, 1855. — A. Deipech, Rapport sur les trichines et la trichinose chez l'homme et chez les animaux [Bull, de l'Académie de médecine. Paris, 1805-00, t. XXXI, p. 059, cl Ann. d hyg. publ., 1800, t. XXM, p. 21, etc.).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124005_0004_0349.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)