Volume 4
Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt.
- Nicolas Jean-Baptiste Gaston Guibourt
- Date:
- 1869-1870
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![ANIMAUX mollusques. épaisseur une ou plusieurs lames de substance plus ou moins dure qui s y déposent par couche et qui s'accroissent en étendue aussi bien qu en épaisseur, parce que les couches internes, qui sont les plus ré- centes, débordent toujours lesanciennes. « Lorsque cette substance dure, en raison de son peu de développe- men , reste cachée dans l’épaisseur du manteau, on laisse encore aux animaux qui présentent ce caractère, le nom de mollusques nus ; mais e p us souvent elle acquiert assez d'étendue pour que l’animal puisse se contracter sous son abri. On lui donne alors le nom de coquilles (testa) et a 1 anima! celui de Testacé. h « Le» variétés de formes, de couleur, de surface et d’éclat des coquilles sont infinies. La plupart sont de nature calcaire ; mais il y en a de sim- p ement cornées. Dans les deux cas, elles se composent toujours d’une mahere déposée par couches, ou transsudée par la peau sous l’épi- derme, comme les ongles, les poils, les cornes, les écailles ou même les ( ents. Le tissu des coquilles digère selon que celte transsudation se lai! par lames parallèles ou par filets verticaux serrés les uns contre les autres. « Les mollusques offrent toutes sortes de mastication et de dégluti- tion; leur estomac est tantôt simple, tantôt multiple, souvent muni d armures particulières ; leurs intestins sont diversement prolongés • ils ont toujours un foie considérable. « Les mollusques présentent toutes les variétés de génération, lusieurs se fécondent eux-mémes ; d’autres, quoique hermaphrodites, ont besoin d’un accouplement réciproque; beaucoup ont les sexes sé- pales. Les uns sont vivipares, les autres ovipares. Les œufs de ceux-ci sont tantôt enveloppés d’une coquille, tantôt d’une simple viscosité. » La toime générale des mollusques, étant assez proportionnée à la complication de leur organisation intérieure, peut servir de base à leur division naturelle en cinq classes (I), dont les caractères se trou- vent exposés dans le tableau suivant. MOLLUSQUES. ' Corps en forme de sac ouvert par devant, et d'où sort une tête entourée de tenta- cules CÉPHALOPODES. Ayant une tête distincte. Corps nonouvert en avant ; tète non entourée de tenta- cules ; ayant pour organes principaux v du mouvement.... Des nageoires mem- j braneuses en forme n . d'ailes, sur les côtés j Ctkropodbs. I du cou J Un pied charnu oc-X j cupant la face ventrale I du corps, et en forme ^Gastéropodes. de disque ou quel- | \quefois de nageoires. N'ayant pas de tête apparente. Ayant quatre branchies distinctes du \ charma*1' ** preSque ,ouj°urs un pied Acéphales. N’ayant pas de branchies distinctes du ] ( bras'ciliés1 aJant’ 3U de pieJs’ deLU j bachiopodes. (I) Cuvier admettait, sous le nom de cirrhipodes, une dernière classe de mol- jusques qui ont été depuis reunis aux crustacés.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124005_0004_0352.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)