Traité pratique des maladies du système nerveux / par J. Grasset [et] G. Rauzier.
- Joseph Grasset
- Date:
- 1894
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Credit: Traité pratique des maladies du système nerveux / par J. Grasset [et] G. Rauzier. Source: Wellcome Collection.
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![3° L’tfvotation, avec ses rémissions cl ses rétrocessions si parti- culières. Oppenheim insiste tout spécialement, en vue du diagnostic, sur les signes que voici : i° La mobilité des symptômes-, 2° Les attaques apoplectiformes et les grands vertiges-, 3° La recherche de lésions du fond de l'œil (en l’absence même de troubles fonctionnels du côté de la vue). Le Diagnostic de la forme complète devra être fait tout d’abord avec les tumeurs cérébrales. La sclérose en plaques se rapproche de ces dernières par la démarche ébrieuse, les vertiges, le nystagmus, les poussées apoplectiformes ou épileptiformes, la présence d’une névrite optique. Elle en diffère par l’absence de vomissements, de céphalée, d’étranglement papillaire (staungs-papille); d’autre part, ladysarlhrieel le tremblement rentrent beaucoup plus dans le domaine de la sclérose en plaques. L’hystérie peut simuler de toutes pièces la symptomatologie de la sclérose en plaques', et le diagnostic ne peut, dès lors, être fait que par la constatation des « stigmates » de la névrose. Encore laul-il avoir présente à l’esprit la superposition fréquente des deux maladies1 2. Marie tient le [tins grand compte, dans les cas douteux, de l’exagération vrai- ment spasmodique des réflexes tendineux qüi caractériserait davantage la lésion organique des centres nerveux. Les modifications de la papille seraient également en faveur de la sclérose en plaques, tandis que les anesthésies, le rétrécissement concentrique du champ visuel, appartiendraient plutôt à la névrose. D’autre part, le tremblement hystérique cesse rarement, au repos, d’une façon complète; les oscillations sont, en outre, généralement plus rapides que dans la sclérose en plaques. 1 Souques ; Thèse de Paris, 1S91 ; Michel et Thiercelin ; Médecine moderne, n novembre 1891 ; On doit rapporter à l’hystérie les cas dans lesquels, à l'autopsie de sujets ayant présenté tous les symptômes de la sclérose en plaques, on n’a trouvé aucune lésion du côté des centres nerveux. 2 Voy. Charcot ; Progrès médical, 1889. Nous avons tout récemment publié (Nouveau Montpellier médical, tom. 1, ]8f)2, — et Thèse de Guiuert, 1892) un cas d'association hystéro-organique de cet ordre, dans lequel le diagnostic a été confirmé par l’autopsie. La malade, qui offrait les symptômes classiques de la sclérose en plaques, fut prise, à la suite d’une émotion, de crises d'hystérie avec anesthésie et contrac- tures. Il fut alors noté l’exisLencc de zones hystérogènes, d’un rétrécissement du champ visuel et l’abolition du réflexe pharyngien. La malade ayant succombé à la suite d’accidents bulbaires, on trouva, à l’autopsie, de nombreux foyers de sclérose dans la moelle et dons la région bulbo-protubérantielle.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28056371_0886.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


