Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 17 décembre 1838 / par Léonor-François Frette Damicourt.
- Frette Damicourt, Léonor François.
- Date:
- 1838
Licence: Public Domain Mark
Credit: Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 17 décembre 1838 / par Léonor-François Frette Damicourt. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
27/34 page 21
![Les uns, av'ec Morgagni, pensaient que le pus, à qui ils accordaient une propriété corrosive, détruisait l’os et gagnait l’intérieur du cer- veau; d’autres ont pensé que c’était l’acrimonie du pus qui cariait le rocher et détruisait tout dans la cavité du tympan. M. Itard pensait que le pus résultant de l’inflammation du cerveau ou de ses mem- branes peut s’ouvrir un chemin à travers le rocher supposé sain au- paravant : telle n’est pas l’opinion de J\I. Lallemand ; ce professeur célèbre pense, au contraire, que ce n’est pas le pus qui, venu du dedans au dehors, a détruit la dure-mère et le rocher, mais bien plutôt une inflammation suppurative qui, s’étendant du dehors en dedans, gagne de proche en proche les diverses parties de l’oreille, puis les membranes du cerveau, et enfin le cerveau lui-même, ex- tension qu’il explique, soit par une espèce de consensus qui fait par- tager au cerveau la fluxion qui s’opère dans son voisinage, soit en attaquant par un eflet sympathique les parties qui sont plus ou moins éloignées de ce foyer inflammatoire. Il pense que c’est l’inflammation de l’oreille qui, par son voisinage, détermine toujours celle du cer- veau; l’abcès peut quelquefois, d’après lui, exister au côté opposé à ralfection de l’oreille, affection qui peut elle-même disparaître quand ces abcès sympathiques se sont développés. Le pus peut sortir par la trompe d’Eustache, et alors la maladie de l’oreille n’a pas été re- reconnue. Il peut aussi cependant arriver que, lorsque la carie a fait des progrès, une communication s’établit entre l’abcès du cerveau et la cavité du crâne, de là dans le tympan , et l’écoulement , ne s’éta- blissant que plus tard par le conduit auditif externe, a pu en im- poser au point de faire croire que l’inflammation du cerveau a précédé celle de l’oreille; que le pus qui en a été le résultat a détruit la dure- mère et le cerveau ; qu’en un mot, l’otorrhée purulente est consé- cutive ou symptomatique. Mais, dit ]\I. Lallemand, si on porte une observation attentive sur les symptômes qui ont précédé ou suivi , soit 1 écoulement de l’oreille, soit la maladie du cerveau, on ne tar- dera pas à se convaincre que c’est toujours la maladie de l’oreille qui précède et détermine celle de l’encéphale. Sabatier , en effet , et après lui J\I. Lallemand , rapportent rexem[)le d’une carie du rocher](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22363671_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


