Étude comparée des lésions anatomiques dans l'atrophie musculaire graisseuse progressive et dans la paralysie générale : mémoire lu à la Société médico-chirurgicale de Paris, dans les séances des 11 mars et 8 avril 1853 / par le docteur Duchenne de Boulogne.
- Duchenne, Guillaume-Benjamin Amand, de Boulogne, 1806-1875.
- Date:
- 1853
Licence: Public Domain Mark
Credit: Étude comparée des lésions anatomiques dans l'atrophie musculaire graisseuse progressive et dans la paralysie générale : mémoire lu à la Société médico-chirurgicale de Paris, dans les séances des 11 mars et 8 avril 1853 / par le docteur Duchenne de Boulogne. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
19/59 (page 17)
![membres, ni dans les rachis. Il n'a point de ircmblcmont des membres, 11! de soubresauls ; mais en Tcxaniinanl avec soin,'on voit queiqu.'s con- tractions fibrilliiircs, rares, soulever la peau dans toutes les régions du coi ps. Etat général satisfaisant. Exploration élcciro-mascukùre : Coniraclililé éleclro-musculaire presque abolie dans les membres inférieurs et dans les muscles de l'ab- domen , inlacie dans b s muscles du tronc, de la face et des membres supérieurs. Les nerfs, poplités, excités, provoquent encore des contrac- tions faibles dans les muscles qu'ils animent ; seiisibililé électro-muscu- laire et cutanée considérablement diminuée dans les membres inférieurs, et qui ne se contractent pas lorsqu'on les excite directement ; sensi- bilité de la peau normale partout ailleurs. Six mois après [en juillet 18'aZ], nouvel examen du malade. Les forces ont diminué encore dans les membres supérieurs comme <lans les membres inférieurs ; l'atrophie musculaire a augmenté et a gagné les membres supérieurs. Mais celle atrophie marche d'une manière uniforme, attaquant tout une rég on, tout un membre à la fois; elle est beaucoup moins avancée que chez un malade couché au n 12 <le la salie Sl-Ferdinand, qui marche encore ii l aide d'une crochcltc, et qui csl affecté d'une aulre affection musculaire que j'appelle atro- phie avec Iransfurmatîo I graisseuse. Le malade conserve son appé- tit et ne souffre |)as: mais il se sent mourir, selon son expression- La parole est lente et d.fficilc, la mastication exige des efforts; les traits de Ja face cl le jeu de la physionomie n'annoncent pas de paralysie des muscles. Je constate que la coniraclililé électro-musculaire a disparu à peu près daiis tous les muscles, même dans ceux de la face et de l-i langue, et cela, avec un courant d'induction au maximum. Le temporal et le masséler ont seuls conservé leur irritabilité. La sensibilité électro- musculaire est perdue presque partout. La sensibi ilé éleclro-cntan(''e csl intacte dans le tronc cl les membres supérieurs. Point de paralysie de la vessie ni du rectum. L'intelligeacc n'a pas subi la moindre alteinlc; je m'assure que sa mémoire n'a pas diminué. Ce malade vécut encore quelques mois dans cet état, conservant ses facultés inlcllectuelies cl n'éprouvant aucun trouble dans ses fonctions digcslivcs; mais il s'éteignit peu à peu et mourut sans qu'il fût survenu la moindre complication, pas même dans la période uliime de sa maladie. L'autopsie a été faite par M. Anipis, en présence de M. Pidoux, chargé provisoiremcnl du service de AL Andral. Le cerveau et ses membranes.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22272318_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)