Les accouchements à la cour / par G.-J. Witkowski.
- Gustave-Joseph Witkowski
- Date:
- [1887]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Les accouchements à la cour / par G.-J. Witkowski. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![qui déjà charmaient volontiers les loisirs de garnison par la culture du calembour, avaient changé son som de Gains Tiberus Nero en Caldius Biberius Mero, quelque chose comme VÉchauffé Biberon Sans-Eau. On sait que les anciens accordaient au lait le pouvoir de communiquer au nourrisson les qualités ou les vices de la nour- rice. C’est en vertu de ce préjugé, qu’ils attribuaient au lait de la louve la tendance au vol de Romulus et de Rémus ; ils expli- quaient de même la férocité de Caligula et la cruauté de Néron (I). Sur Antoninus Diadumenus. — Nous avons cité ailleurs (2) le cas du fils que l’impératrice Cesonia Celsa donna à l’empereur Macrin. Les grands dignitaires voyaient dans la coiffe qui le couvrait le présage d’une haute destinée. Or il arriva qu’après la mort de son père, il fut proscrit et mis à mort. Il est possible que, cette fois encore, l’exception confirme la règle, mais c’est un terrible exemple à citer contre le préjugé qui regarde « la coiffe » comme un porte-bonheur. Une belle-sœur abominable. — L’empereur Constance, fils de Constantin, dit le Grand, avait pour femme Eusébie ; la sœur de son mari, Hélène, avait épousé Julien, cet homme d’esprit que des imbéciles appellent l’Apostat. Eusébie était jalouse de la fécondité d’Hélène et Ammien Marcellin, historien véridique, assure que l’impératrice gagna la sage-femme qui devait accoucher sa belle-sœur et lui fit promettre de faire mourir l’enfant, en cou- pant trop court le cordon ombilical, præsecio plusquam conve- nerat umbilico. Était-ce bien la peine d’être la bru de celui qui établit le christianisme sur le trône des Césars ? Coutumes observées chez les Romains. — Ala naissance de leurs enfants, les Empereurs romains, avec l’assentiment du Sénat, (SENATVS CONSVLTV) (S. C.), faisaient frapper des mé- dailles commémoratives et donnaient des réjouissances publiques. Une médaille antique (fig. 2,3) représente, au dire de Thomas Bar- tbolin, l’allégresse du peuple à l’un des accouchements de Faustiiie, femme d’Antonin le Pieux (3). Les médailles destinées à célébrer (]) D’après le mot de son père (V. p. 6, note 4), la cruautô de Xéron n'aui'ait été qn’un fait d’hérédité. (2) V. L'histoire des aecouchements. (3) L’ahbé Séguin pense que cette scène représente la naissance de Jupiter : ce](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24875922_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)