De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continus / par Le Dr. Duchenne.
- Guillaume Duchenne de Boulogne
- Date:
- 1872
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Credit: De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continus / par Le Dr. Duchenne. Source: Wellcome Collection.
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![§ II. — l,e» intermittences lente» ou rapides de» appareils élec- tro-médicaux produisent de» effets physiologiques spéciaux, qui ne peuvent »e suppléer mutuellement dans ]a pratique. Pour faire ressortir l'utilité ou la nécessité, les inconvénients ou les dangers des intermittences plus ou moins rapides, plus ou moins lentes des courants faradiques, il me suffira d'exposer les phénomènes physiologiques que l'on voit se développer sous leur influence, et d'en tirer immédiatement des déductions pratiques, qui seront justifiées par les faits publiés dans le cours de ce livre. I. Action des intermittences rapides des courants. A. Sur la contraclilifé électro-musculaire. — Le muscle qui reçoit l'excitation d'une seule intermittence d'un courant d'induction, se contracte, puis retombe immédiatement dans un relâchement complet. Si celte intermittence est suivie de plusieurs autres assez rapprochées, les contractions musculaires se succèdent, et le mus- cle se relâche d'autant moins pendant les intervalles des inter- mittences que celles-ci sont moins éloignées. Il en résulte alors que les fibres musculaires se raccourcissent d'autant plus que le cou- rant d'induction est plus rapide. Il faut se garder d'en conclure qu'un courant rapide fait contrac- ter plus énergiquement les muscles qu'un courant à rares intermit- tences. Ce serait un erreur, comme le prouve l'expérience suivante : Que l'on fasse contracter avec des intermittences alternativement rares et rapides un muscle paralysé, dont l'irritabilité est intacte, par exemple le fléchisseur des doigts, et qu'on attache un poids à l'extrémité des doigts mis en mouvement par la contraction de ce muscle; on verra que les intermittences rapides ne donnent pas à ce muscle la force de soulever un poids plus lourd que les inter- mittences rares. Si, par les intermittences rapides, l'étendue de la contraction musculaire est augmentée, si alors le mouvement im- primé au doigt, quand c'est un de ses muscles, est plus étendu, c'est que, les fibres musculaires se relâchantpeu, ou ne se relâchant point dans l'intervalle des contractions , chaque excitation rac- courcit de plus en plus le muscle. Pour obtenir une contraction plus énergique, il faudrait que le courant fût plus intense. Les secousses musculaires, produites par les intermittences, di- minuent d'autant plus que ces dernières sont plus rapides, et à une vitesse donnée de ces intermittences, les contractions paraissent continues, comme si elles étaient provoquées phvsiologiquement par un courant nerveux, c'est-à-dire par la volonté; mais il faut pour cela que les intermittences se fassent avec une rapidité](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b23982548_0240.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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