Traité des maladies de la moelle épinière / par J. Dejerine et André Thomas.
- Déjerine, J. (Joseph Jules), 1849-1917.
- Date:
- 1902
Licence: In copyright
Credit: Traité des maladies de la moelle épinière / par J. Dejerine et André Thomas. Source: Wellcome Collection.
18/484 page 12
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![corne anlérieiire, et dont le prolongement cylindraxile s’engage dans les racines postérieures ; ])ar opposition aux précédentes qui sont appelées cellules radiculaires anlérieures^ elles sont désignées sous le nom de cellules radiculaires poslérieiires. Les cellules des cordons sont généralement moins A^olumineuses que les cellules radiculaires ; comme elles, ce sont des cellules à cylindraxe long dont les prolongements protoplasmiques se ter- minent librement, soit dans la substance grise, soit dans la substance blanche. Leur cylindraxe suit un trajet ascendant ou descendant dans la sul)stance Ijlanclie, ou môme se biturque en une branche ascendante et une branche descendante : suivant que le cylindraxe est destiné au môme côté de la moelle ou au ctMé opposé, ou môme aux deux côtés, Van Gchuchten désigne ces cellules sous le nom de cellules des cordons laulomères, héléromères, hécalèromères. Les cellules des cordons hétéromères dont le prolongement cylin- draxile s'engage dans la commissure antérieure pour s’arboriser dans la substance grise du côté opposé, ou pour contiâbuer à former le cordon antéro-latéral croisé, sont appelées cellules commissurales. Les cellules de la colonne de Clarke sont particulièrement volumi- neuses et riches en prolongements protoplasmiques. La substance gélatineuse de Rolando est la région la plus riche en cellules; on y trouve deux types : les cellules à cylindraxe court de Golgi (le cylindraxe s’arborise sur place) et les cellules à cylindraxe long ou cellules des cordons. La substance grise contient, outre les cellules, de riches réseaux de fibres nerveuses. Ce réseau est formé de fibres de calibre variable qui ne s’anastomosent jamais, contrairement à l’ancienne opinion de Gerlach, et qui n’entrent en rapport avec les cellules nerveuses que par simple contact au moyen d’arborisations péricellulaires. Cette donnée fondamentale, introduite dans la science par Ilis, Forel, Ramon y Cajal, a été battue tout récemment en brèche par Bethe et Apathy; d’après ces auteurs, qui sont arrivés à des résul- tats semblables en employant des procédés dilïérents de colora- tion, il y aurait non pas contact des fibres et tles cellules, mais pénétration de celles-ci par celles-là. La théorie des rapports par contact est néanmoins encore la plus universellement admise, car si elle ne repose pas sur des preuves histologi([ues indiscutables, elle est, ainsi que nous l’avons déjà précédemment indiqué, la seule qui soit sanctionnée par l’anatomie pathologique et l’expérimentation. Les arborisations terminales ne sont pas fournies indilVéremment par tel ou tel système de fibres. Autour des cellules des cornes anté- rieures s arborisent les fibres descendantes du faisceau antéro-latéral, les collatérales réflexes des racines postérieures, les fibres de la com- missure postérieure; ce sont les mieux connues : en décrivant le trajet des laisceaux médullaires, nous aurons l’occasion de revenir](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28133729_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)