Traité des maladies de la moelle épinière / par J. Dejerine et André Thomas.
- Déjerine, J. (Joseph Jules), 1849-1917.
- Date:
- 1902
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Credit: Traité des maladies de la moelle épinière / par J. Dejerine et André Thomas. Source: Wellcome Collection.
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![{^ale suivies d’aulopsie sont encore trop peu nombreuses pour qu’on puisse formuler d’une façon précise la physiologie pathologique de ce symptôme : tandis que les observations de Raymond et Artaud, de Koch et Marie sont favorables à l’origine centrale de l’hémiatrophie linguale, — dans ces deux cas, en effet, le noyau de l’hypoglosse du côté atrophié était plus petit, les cellules disparues ou atrophiées, — l’observation plus récente de Cassircr et Schilf prouve qu’elle peut avoir également une origine ]>ériphérique. Atropiues et paralysies des muscles des yeux. — Elles ne reconnaissent peut-être pas toujours la môme origine : les lésions nucléaires ont été signalées par un grand nombre d’auteurs (Ross, W'estphal, Rlocq et Onanotf, Zeri, Rœdekcr, Dejerine et Dark- schevitch, Ruzzard, Eisenlohr, Marina); dans quelques observations, l'absence de toute altération nucléaire est consignée, mais l’exa- mendes nerfs fait défaut ou est inconqilet (Kahler, Pitres et \'aillard, Oppenheim); ailleurs les altérations des nerfs périphériques sontrele- vées(Oppenheimet Siemmerling, Dejerine), c’est l’examen des noyaux qui a été omis. 11 arrive souvent (]ue les lésions des nerfs périphériques sont beaucoup plus intenses que celles des noyaux; c’est là un fait signalé par Marina, et qu’il nous a été donné également d’observer. Il existe enfin des observations de tabes avec paralysies laryngées et oculaires, dans lesquelles des altérations considérables des nerfs musculaires ont été constatées avec une intégrité absolue des noyaux correspondants (Dejerine et Petren). Nous rappellerons également que dans les cas de crises et de paralysies laryngées suivis d’au- topsie, étudiés par Schlesinger, Oppenheim, Grabower, les nerfs périphériques, le vague, le récurrent étaient très atrophiés, tandis que les noyaux bulbaires étaient intacts. Ces observations, rapprochées de celle de Cassirer et Schilf pour l’hémiatrophie linguale, démon- trent le rôle important joué par la névrite périphérique dans la palhogénie des paralysies bulbaires chez les tabéti([ues. Dans ces différentes paralysies, les muscles sont atrophiés et au microscope les lésions sont celles de l’atrophie simple. Troubles trophiques. — La physiologie pathologique de l'ar- thropathie tabétique est beaucoup plus obscure que celle de l’amyo- trophie; plusieurs théories ont été émises, sans qu’aucune d’elles ap- porte un argument décisif : les unes ne tiennent aucun compte des altérations du système nerveux; pour les autres, celles-ci jouent au contraire le princi})al rôle. Parmi les premières se rangent celle de Slriïmpell, jiour (jui l’arthropathie tabétique est une localisation, articulaire tardive de la syphilis ; celle de Volkmann, admise en })artie par Rail, Debove, Kredel, théorie qui fait du traumatisme la cause de l’arthropathie ; celle de Verneuil, qui l’envisage comme une manifestation de la diathèse arthritique. La nature myélopathique de l’arthropathie et la localisation de son](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28133729_0426.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


