Volume 1
L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux.
- Gustave-Joseph Witkowski
- Date:
- 1908
Licence: Attribution-NonCommercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0)
Credit: L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux. Source: Wellcome Collection.
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![L'ART PROFANE A L’ÉGLISE LIVRE PREMIER SUR L’ART RELIGIEUX Caractères généraux de l’iconographie mystique. — Les peintures et les sculptures des églises étaient, dans les siècles de ferveur, les plus puissants auxiliaires de la prédication. C’est par elles que la religion s'adressait aux foules. Le vitrail traduisait en flamboyantes images les enseignements de la foi, que le ciseau, de son côté, éternisait en d'immortelles attitudes. « Les peintures des temples, écrit un vieil auteur, sont le livre des illétrés. Pour autres choses ne sont faites les ymages, fors seulement pour montrer aux simples gens, qui ne sevent pas Lescripture, ce qu’ils doivent croire ». Saint Grégoire disait de même que la peinture est, pour les igno- rants, ce qu'est l’écriture pour les savants. Six siècles plus tard, le synode d’Arras (1025) déclarait aussi que ce que les illettrés ne peuvent saisir par l’écriture ou la parole doit être enseigné par la peinture. Villon prête le même sentiment à sa mère, dans la strophe bien connue : Femme je suis, pauvrette et ancienne, Qui riens ne scay, oncques lettres ne leuz. Au moustier voy, dont je suis paroissienne, Paradis painct où sont harpes et luz h]t un enfer où dampnés sont boulluz, Lun^ me faict pour, l’autre joye et liesse. î/aut rnoFANK. — I,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24886920_0001_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)