Volume 1
L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux.
- Gustave-Joseph Witkowski
- Date:
- 1908
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Credit: L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux. Source: Wellcome Collection.
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![Utasse Marcadé, oITicier de Corbie, exprime une idée analo^me au sujet des I^xemples, histoires, pointures Faictes ès moustiers, ès palais pour ceux Qui point n entendent Fescripture. Quant aux sculptures des églises, David d Angers n a-t-il pas déclaré qu’elles étaient « les archives du peuple ignorant )> ? On les a appelées « la Bible du pauvre ». Et tout le monde connaît les admirables développements de Victor Hugo sur la cathédrale consi- dérée comme expression et comme symbole de la pensée religieuse ou meme laïque. Il est clair que les « ymaigiers » et les « voirriers » se proposaient, avant tout, d’enseigner. De là cette profusion de scènes historiées, dites « histoires », sur les porches, les chapiteaux, les boiseries, les verrières et les murailles des monuments. Les artistes de l’époque romano-byzantine ou monacale, puis ceux de l’époque ogivale, — depuis la période épiscopale jusqu à la période laïque, — fixaient dans la pierre ou retraçaient sur le veiTe les vérités immuables du dogme ou les grands événements de 1 histoire sacerdotale. « Et quelles âmes ils avaient, ces artistes î s écrie l’auteur de la C'a//iè(7ra/c ; car, nous le savons, ils ne besognaient que lorsqu’ils étaient en état de grâce. Pour élever cette splendide basilique, la pureté fut requise même des manœuvres. » Le fait est attesté, selon cet écrivain, par « des documents authentiques, des pièces certaines ». 11 nous paraît néanmoins tort douteux, même pour l’époque où les maîtres ès arts étaient des moines et des ecclé- siastiques de complexion assez peu mystique, il est vrai h Dès le IX® siècle, en effet, les mœurs du clergé et des monastères laissaient passablement à désirer. C’est un historien dévoué au Saint-Siège, le cardinal Baronius, qui l’affirme : L’h]»^dise romaine, écrit-il, était transformée en une courtisane éhontée, couverte de soie et de pierreries, qui se prostituait publiquement pour de l’or. Le palais de Latran était devenu une ignoble taverne, où e^ 1. Ail XV* siècle, cependant, en Allemagne, les francs-maçons étaient tenus de communier, sons peine d’exclusion de la corporation. De même an pa;\s on leuii l’oranger, ainsi que l’hyperholc. la communion tnt longtemps ohligaloiie pour es laïipies : ainsi, à la jiorte de San Giovanni Battista, a Inrin, on voit cncoit e carcan ([ue l’on passait au cou de ceux qui n’avaient pas tait leurs paques.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24886920_0001_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)