Volume 1
L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux.
- Gustave-Joseph Witkowski
- Date:
- 1908
Licence: Attribution-NonCommercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0)
Credit: L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux. Source: Wellcome Collection.
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![U) l’ art LROFAM-: A i/lC. LISl son apparition dans l’art religieux (|u’a- près le siècle ; mais il triomphe surtout au xive siè- cle, en compagnie de Renart et de la Mort. (Quelle trou- vaille, quelle for- tune pour l’Eglise que ce fabuleux ange du mal, cet esprit des ténèbres capable d'inspirer une si vive terreur aux bienheureux « pauvres d'esprit », aux « poires tapées » par le clergé. C’est, dit un calembour di- sur Pierre que l’Eglise est construite ; mais Satan en est la clef de voûte et celle du colfre-fort des fidèles. Dans tout cela, le Christ et Dieu le Père surtout n’ont plus qu’un rôle secondaire ; retirez Beel- zébuth et l’h]glise s’écroule aussitôt. Mais le clergé peut être tranquille ; la marmite infernale continuera à faire bouillir la sienne à perpétuité. Le Nouveau Testament fournit moins de prétextes au nu que l’Ancien ; il n’offre guère que le sein de la Vierge, la nudité du Sauveur flagellé](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24886920_0001_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)